Révision Électronique
Synthèse complète des chapitres 10 à 14 du cours d'électronique appliquée. QCM interactifs avec correction, questions de fin de chapitre détaillées, schémas et formules clés.
Chapitre 10 — Les Oscillateurs
Résumé
Un oscillateur fournit un signal périodique sans signal d'entrée. On utilise un amplificateur bouclé par une contre-réaction positive qui réinjecte une partie du signal de sortie pour entretenir l'oscillation.
Critère de Barkhausen
- A·B > 1 → oscillation croît jusqu'à saturation
- A·B = 1 → amplitude stable
- A·B < 1 → oscillation s'amortit et meurt
Au démarrage il faut A·B > 1 ; ensuite, un mécanisme de stabilisation fait redescendre A·B à 1.
Tension d'amorçage
C'est le bruit thermique (qui contient toutes les fréquences) qui démarre l'oscillation. Le circuit sélectionne et amplifie la fréquence qui satisfait Barkhausen.
Pont de Wien
Le circuit avance-retard sélectionne une fréquence où déphasage = 0 et où B = 1/3 est maximal.
Principe avance-retard et fréquence de coupure
- BF : le C série bloque → faible sortie, déphasage positif (avance)
- HF : le C parallèle court-circuite → faible sortie, déphasage négatif (retard)
- fr : maximum de B, déphasage nul. C'est là que le circuit oscille.
Formules clés du pont de Wien
A = 3 = 1 + 2R'/R'
B = 1/3
Stabilisation d'amplitude — méthode lampe (thermique)
- Au démarrage : lampe froide → R' faible → réaction négative faible → A grand → A·B > 1 → oscillations croissent
- L'amplitude monte, la lampe chauffe, R' augmente
- À l'équilibre : R' atteint la valeur pour laquelle A·B = 1, l'amplitude se stabilise
- Avantage : pas de distorsion (variation continue) — Inconvénient : lente (inertie thermique)
Stabilisation par diodes Zener (électrique)
- Tant que Vout < Vz + 0,7V : A ≈ 3,1 > 3 → A·B > 1, oscillation croît
- Quand Vout > Vz + 0,7V, la Zener conduit, A descend à ≈ 2,53 < 3, l'amplitude s'écrête
- Avantage : instantanée — Inconvénient : distorsion sur les crêtes
Oscillateurs à déphasage
3 cellules RC déphasent chacune ~60° (180° total) + 180° de l'AOP inverseur = 360° (= 0°, Barkhausen).
A = −R'/R = −29
B = −1/29
Oscillateurs à réaction réactive (forme générale)
Avec 3 impédances Z1, Z2, Z3 :
- X1 + X2 + X3 = 0 (déphasage nul)
- X1 et X2 de même nature, X3 de nature opposée
| Type | Z1 | Z2 | Z3 |
|---|---|---|---|
| Hartley | L1 | L2 | C3 |
| Colpitts | C1 | C2 | L3 |
| Clapp | Colpitts + C3 en série avec L → fréquence plus stable (indépendante des capa parasites) | ||
Oscillateur à quartz
Le cristal piézoélectrique se comporte comme une grande L en série avec une petite C (≈ structure Clapp). Solution naturelle quand on veut précision et stabilité : montres, horloges, RF.
QCM — Oscillateurs
Questions de préparation
Schéma : voir le schéma plus haut. AOP avec deux boucles :
- Réaction positive (vers entrée +) : sortie → réseau R-C série + R//C parallèle → entrée +
- Réaction négative (vers entrée −) : sortie → diviseur 2R' + R' (lampe tungstène) → entrée −
Critère de Barkhausen appliqué : pour qu'une oscillation s'entretienne, il faut A·B = 1 avec déphasage total nul. À fr, le circuit avance-retard présente un déphasage nul et B = 1/3. Comme l'AOP non-inverseur n'introduit pas de déphasage, il faut A = 3.
Principe avance-retard :
- BF : le C série bloque → faible sortie, déphasage positif (avance)
- HF : le C parallèle court-circuite → faible sortie, déphasage négatif (retard)
- fr : la sortie passe par un maximum (B = 1/3), déphasage nul. Seul point qui satisfait Barkhausen.
Formules :
A = 3 = 1 + 2R'/R'
B = 1/3
Stabilisation d'amplitude — méthode 1 (lampe à incandescence) :
La lampe tungstène a une R' qui dépend de sa température. Au démarrage, lampe froide, R' faible, donc A = 1 + 2R'/R' grand > 3 → A·B > 1 → oscillations croissent. À mesure que l'amplitude monte, le courant chauffe le filament, R' augmente, A diminue. Quand R' atteint la valeur pour laquelle A = 3, on a A·B = 1 et l'amplitude se stabilise.
Avantage : pas de distorsion. Inconvénient : lent (inertie thermique).
Schéma : un AOP inverseur (180°) bouclé par trois cellules RC en cascade qui déphasent chacune ~60° à la fréquence d'oscillation, soit 180° au total. Le total fait 180 + 180 = 360° = 0°, qui satisfait Barkhausen.
Critère de Barkhausen appliqué : il faut A·B = 1 avec déphasage nul. Comme B = −1/29, il faut A = −29.
Formules :
A = −R'/R = −29
B = −1/29
Schéma pratique : AOP en inverseur avec R' = 29·R en réaction, et 3 cellules RC en cascade.
Schéma général : un AOP (ou transistor) inverseur avec un réseau de 3 impédances Z1, Z2, Z3 qui forment la boucle de réaction.
Conditions pour Barkhausen :
- X1 + X2 + X3 = 0 (partie imaginaire nulle)
- X1 et X2 de même nature (même signe : tous capacitifs ou tous inductifs)
- X3 de nature opposée
Configurations classiques :
- Hartley : Z1 = L1, Z2 = L2 (deux selfs), Z3 = C3
- Colpitts : Z1 = C1, Z2 = C2 (deux capas), Z3 = L3
Réservés aux hautes fréquences (f > 1 MHz).
Caractéristiques physiques : le quartz présente l'effet piézoélectrique — tension AC appliquée → vibration mécanique, et inversement.
La lame de cristal a une fréquence de résonance mécanique propre (déterminée par épaisseur et angle de découpe).
Schéma équivalent électrique : une grande L en série avec une petite C (et petite R des pertes), le tout en parallèle avec une capacité Cp (armatures). Deux résonances :
- Résonance série : impédance minimale
- Résonance parallèle : légèrement plus haute, impédance maximale
Application à un Colpitts : on remplace L3 par le cristal (qui se comporte comme une grosse inductance entre fs et fp). Avantage majeur : précision et stabilité exceptionnelles, indépendantes du transistor et des capa parasites.
Chapitre 11 — Les Multivibrateurs
Résumé
Un multivibrateur est un circuit logique caractérisé par la stabilité de ses 2 états de sortie.
| Type | Nombre d'états stables | Comportement |
|---|---|---|
| Bistable | 2 stables | Mémoire : bascule entre les 2 sur commande |
| Monostable | 1 stable + 1 métastable | Impulsion d'entrée → métastable pour durée Tm |
| Astable | 2 métastables | Oscille en continu (clignote) |
État stable = se maintient indéfiniment. État métastable = le circuit n'y reste que temporairement.
MV Bistable RS (bascule)
Le bit de mémoire élémentaire. 2 entrées : S (Set) et R (Reset), 2 sorties Q et Q̅.
| S | R | Q(n+1) | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 0 | 0 | Qn | Mémorisation |
| 1 | 0 | 1 | Set |
| 0 | 1 | 0 | Reset |
| 1 | 1 | X | Interdit |
- Portes NOR : entrées actives à l'état HAUT, R=S=1 interdit
- Portes NAND : entrées actives à l'état BAS, R=S=0 interdit
MV Monostable à portes NOR
2 portes NOR avec un réseau RC. Au repos : Vout = 0. Sur impulsion : Vout = 1 pendant Tm ≈ 0,7·RC. La diode parallèle à R limite le pic à 3Vcc/2 et accélère la décharge.
MV Astable à portes NOR
Deux portes inverseuses bouclées avec un RC. Oscille en continu. Rapport cyclique ≠ 50% : ajouter deux LEDs en sens opposé avec des R différentes.
Le NE555
555 en monostable
(Le condensateur se charge jusqu'à 2Vcc/3 = 66,7%. Il faut ln(3) ≈ 1,0986 ≈ 1,1 constantes de temps.)
555 en astable
Le condensateur se charge à travers R1+R2 et se décharge à travers R2 seulement.
Période : T = 0,693 · (R1 + 2R2) · C
Fréquence : f = 1,44 / [(R1 + 2R2) · C]
Coefficient de remplissage : D = (R1 + R2) / (R1 + 2R2)
D > 50% par construction. Si R1 ≪ R2 → D tend vers 50%.
QCM — Multivibrateurs
Questions de préparation
Comparaison des 3 types : voir tableau du résumé.
Schéma : deux portes NOR en cascade avec un réseau RC entre la sortie de NOR1 (V1) et l'entrée de NOR2 (V2). R relie V2 à Vcc, C relie V1 à V2.
Fonctionnement étape par étape :
- Repos : Vin = 0, Vout = 0 → V1 = 1, V2 = 1 → Vout = 0. Stable.
- Top sur Vin : V1 = 0. Le condensateur impose ΔV → V2 chute → Vout = 1. Métastable.
- Le condensateur se charge via R, V2 monte exponentiellement vers Vcc.
- Vin peut repasser à 0, Vout = 1 maintient V1 = 0.
- Basculement : quand V2 atteint VT = Vcc/2, NOR2 bascule → Vout = 0.
- V1 repasse à 1, V2 saute de Vcc/2 à 3Vcc/2 (pic).
- V2 chute exponentiellement vers Vcc. Attendre 1T à 3T avant nouvelle impulsion.
Diode de limitation (parallèle à R, anode côté Vcc) :
- Limite le pic à Vcc + 0,7V (au lieu de 3Vcc/2)
- Accélère la décharge : τ devient Rdiode·C ≪ R·C → prêt plus vite pour une nouvelle impulsion
Schéma : deux portes NOR croisées. NOR1 reçoit S et Q̅. NOR2 reçoit R et Q.
Table de vérité :
| S | R | Q(n+1) | Q̅(n+1) |
|---|---|---|---|
| 0 | 0 | Qn | Q̅n |
| 1 | 0 | 1 | 0 |
| 0 | 1 | 0 | 1 |
| 1 | 1 | interdit (Q = Q̅ = 0) | |
Suite des basculements :
- Initial : Q = 0, Q̅ = 1, S = R = 0 (stable)
- S = 1 → NOR1 reçoit (1,1) → sortie 0 → Q̅ = 0 (après 1 tprop)
- Q̅ = 0 et R = 0 → NOR2 reçoit (0,0) → sortie 1 → Q = 1
- S peut repasser à 0 : Q = 1 verrouille → mémorisation
- État stable Q = 1
- R = 1 → NOR2 (1,1) → sortie 0 → Q = 0
- Q = 0, S = 0 → NOR1 (0,0) → sortie 1 → Q̅ = 1
- Retour stable initial
Durée min d'une impulsion = 2·tprop.
R=S=1 interdit : Q = Q̅ = 0 (anormal). Au relâchement, l'état final dépend de quelle entrée repasse à 0 en premier (« condition de course »).
Schéma : identique au NOR mais avec NAND croisées.
Table de vérité (entrées actives à BAS) :
| S̅ | R̅ | Q(n+1) | Q̅(n+1) |
|---|---|---|---|
| 1 | 1 | Qn | Q̅n (mémorisation) |
| 0 | 1 | 1 | 0 (set) |
| 1 | 0 | 0 | 1 (reset) |
| 0 | 0 | interdit | |
Pour utiliser avec des entrées « positives », ajouter deux inverseurs. Fonctionnement = miroir de la version NOR.
Schéma : deux portes NOR en inverseurs bouclées par RC. Sortie de la 1ère (V2) commande la 2ème via C, et la 2ème (Vout) reboucle sur la 1ère via R.
Fonctionnement :
- V2 = 1, Vout = 0, V1 proche de VT, Vc = VT
- T0 : V2 bascule à 0 → Vout = Vdd. V1 saute à VT + Vdd.
- Une LED limite ce pic. C se charge vers −Vdd avec τ = RC.
- V1 descend, traverse 0, continue vers −Vdd.
- T1 : V1 chute sous VT → bascule, Vout = 0, V2 = 1. V1 chute brutalement à −Vdd/2.
- C se charge dans l'autre sens, V1 remonte vers +VT, cycle.
Rapport cyclique ≠ 50% : ajouter deux LEDs en sens opposés avec leurs R propres. Charge passe par une diode + R, décharge par l'autre → t1 ≠ t2.
Principe du 555 : IC avec diviseur de tension par 3 R égales (PDS = 2Vcc/3, PDI = Vcc/3), 2 comparateurs, bascule RS, transistor NPN de décharge.
Montage monostable : R et C externes. Vc sert de tension seuil (broche 6). Trigger sur broche 2. Sortie sur broche 3.
Chronogramme :
- Repos : Q = 1 → transistor saturé → C court-circuité (Vc = 0). Sortie basse.
- Trigger : broche 2 descend sous Vcc/3 → comparateur inf. SET → Q = 0 → transistor bloqué → C se charge via R, sortie haute.
- Charge : Vc monte vers Vcc avec τ = RC.
- Fin : Vc atteint 2Vcc/3 → comparateur sup. RESET → Q = 1 → transistor sature → C se décharge. Sortie basse.
- Retour repos.
Formule : il faut ln(3) constantes de temps pour atteindre 2/3·Vcc.
Principe du 555 : voir Q23.
Montage astable : R1, R2 et C externes. C se charge via R1+R2, se décharge via R2 seulement.
Chronogramme :
- Charge : Q = 0, transistor bloqué. Vc monte vers Vcc avec τ = (R1+R2)·C.
- Vc atteint 2Vcc/3 → bascule → Q = 1, transistor saturé.
- Décharge : Vc descend vers 0 avec τ = R2·C.
- Vc atteint Vcc/3 → bascule → Q = 0, cycle.
Sortie rectangulaire entre 0 et Vcc, D > 50% (car τ_charge > τ_décharge).
Formules :
Temps bas : tbas = 0,693 · R2 · C
Période : T = 0,693 · (R1 + 2R2) · C
Fréquence : f = 1,44 / [(R1 + 2R2) · C]
Rapport cyclique : D = (R1 + R2) / (R1 + 2R2)
(Le 0,693 vient de ln(2) : C charge entre Vcc/3 et 2Vcc/3.)
Chapitre 12 — Générateurs et conformateurs
Résumé
Rappels — comparateurs
Un comparateur à AOP a 2 niveaux de sortie (±Vsat). Sortie + sature en positif si entrée + > entrée −, et inversement.
- Non inversé : signal sur +, masse sur −. vin > 0 → vout = +Vsat
- Inversé : signal sur −, masse sur +. vin > 0 → vout = −Vsat (déphasage 180°)
Bascule de Schmitt (comparateur à hystérésis)
Comparateur avec réaction positive. Deux seuils :
PDI = −β·Vsat
Hystérésis H = 2·β·Vsat
avec β = R1 / (R1 + R2)
L'hystérésis rejette le bruit dont la valeur crête-crête < H.
Intégrateur (Miller)
AOP avec C en réaction. Sortie proportionnelle à l'intégrale de l'entrée. Sur un échelon Vin, sortie = rampe :
Pour éviter la dérive due à l'offset DC : ajouter une R (≥ 10R) en parallèle au C, ou un JFET pour RAZ.
Conversions de signaux
| De | Vers | Circuit |
|---|---|---|
| Sinusoïdal | Carré | Bascule de Schmitt |
| Carré | Triangulaire | Intégrateur |
| Triangulaire | Impulsionnel (D variable) | Comparateur à seuil variable |
Oscillateur à relaxation
Bascule de Schmitt avec RC sur l'entrée −. Signal rectangulaire entre ±Vsat (D = 50%).
avec β = R1/(R1+R2)
Générateur triangulaire (cascade)
Oscillateur à relaxation → intégrateur. Le carré est intégré en triangle.
Générateur triangulaire (bouclé)
Bascule de Schmitt non-inverseuse commande un intégrateur, dont la sortie est rebouclée à l'entrée de la bascule. Pour R1 = R2 = R :
VCO
Variante du précédent : la pente d'intégration est commandée par une tension externe Vm. Application : PLL.
Générateurs d'échelons
- Montage 1 : intégrateur + impulsions négatives en entrée. Marche = V·Tp/RC. Marches obliques.
- Montage 2 (à comparateur mémoire) : 2 condensateurs C1, C2 + 2 diodes. V' = V · C1/C2. Marches raides.
Différenciateur
Sortie proportionnelle à dv/dt. Détecte les fronts, transforme un triangle en carré.
Le différenciateur simple à AOP a tendance à osciller : ajouter une petite R' en série avec C (0,01R à 0,1R) pour limiter le gain HF.
QCM — Générateurs et conformateurs
Questions de préparation
Circuit : une bascule de Schmitt (AOP avec R1/R2 sur l'entrée +).
Diagramme temporel : sur une sinusoïde, la sortie bascule à −Vsat quand le sinus traverse PDS en montant, et à +Vsat quand il traverse PDI en descendant (ou l'inverse selon version). Résultat : carré à la même fréquence.
Fonctionnement :
- PDS = +β·Vsat et PDI = −β·Vsat
- Sortie change uniquement quand l'entrée traverse l'un de ces seuils
- L'hystérésis H = 2β·Vsat protège du bruit
Tout signal périodique d'amplitude crête-crête > H ressort en carré à la même fréquence.
Circuit : comparateur à seuil variable. Diviseur Vcc → R1 → R2 → GND, point milieu = vref vers entrée +. Triangle sur entrée −.
Diagramme temporel : à chaque cycle, quand le triangle dépasse vref, sortie à +Vsat. Sinon −Vsat. Largeur W variable selon vref.
Fonctionnement : point de basculement = vref ajustable de 0 jusqu'au pic du triangle.
Relation géométrique :
→ D = W/T variable de 0 à 50%.
Circuit : AOP avec :
- Réaction positive R1/R2 sur l'entrée + (= bascule de Schmitt)
- Condensateur C entre la sortie et l'entrée −, résistance R entre l'entrée − et la masse
Signal produit : rectangulaire symétrique ±Vsat, D = 50%.
Fonctionnement :
- Vout = +Vsat. v+ = +β·Vsat. C se charge vers +Vsat via R.
- Vc atteint +β·Vsat → bascule, Vout = −Vsat. v+ = −β·Vsat.
- C se décharge, traverse 0, charge négativement vers −Vsat.
- Vc atteint −β·Vsat → bascule, Vout = +Vsat. Cycle.
Formules :
T = 2RC · ln[(1+β) / (1−β)]
f = 1/T
Passage au triangle : cascader un intégrateur. Le carré ±Vsat en entrée produit des rampes alternées.
Fonctionnement : carré → intégrateur → triangle. Valeur moyenne nulle, triangle centré sur 0.
Tension de sortie (triangle) :
Circuit : bascule de Schmitt non-inverseuse (R1, R2) commande un intégrateur (R, C). Sortie triangle rebouclée à l'entrée de la bascule.
Diagramme temporel : premier étage commande second, second commande premier.
Fonctionnement :
- Bascule sort −Vali → intégrateur monte avec pente +Vali/RC
- Rampe atteint PDS → bascule à +Vali → intégrateur descend
- Rampe atteint PDI → bascule à −Vali → cycle
Démonstration f = 1/4RC (avec R1 = R2 = R) :
Équation entrée + de la bascule non-inverseuse :
À t0, condensateur déchargé, v1 = Vali. Intégrateur :
Substitution :
⇒ t = [(2·v2 − Vali) / (−Vali)] · RC
Instant t1 où v2 = 0 :
Période complète : v2 traverse 0 quatre fois, donc :
À quoi sert-il ? Générer une tension en escalier — utilisé pour tracer des caractéristiques courant-tension de transistors (échelonnage du courant de base/grille), ou pour les oscilloscopes échantillonneurs.
Circuit : un intégrateur classique dont l'entrée reçoit une série d'impulsions négatives de tension V et de largeur Tp.
Diagramme temporel : à chaque impulsion, l'intégrateur monte d'une rampe pendant Tp, puis plat. Escalier qui monte.
Fonctionnement :
- Une tension V pendant Tp produit une rampe de pente V/RC pendant ce temps
- À la fin de l'impulsion, le condensateur garde sa charge, sortie figée
- Chaque impulsion ajoute une marche : h = V·Tp / RC
Inconvénient : marches obliques (rampe pendant Tp). D'où l'intérêt du montage 2.
À quoi sert-il ? Mêmes applications, mais avec des marches raides.
Circuit : deux condensateurs C1, C2 reliés par deux diodes D1, D2 sur un AOP.
Diagramme temporel : entrée = impulsions positives. Sortie = escalier (V' = V·C1/C2 par marche).
Fonctionnement :
- t0 : C1 et C2 déchargés, D1 et D2 bloquées
- t1 (impulsion) : D1 conduit, C1 se charge à V très rapidement (limitée par Zout AOP + R diode)
- t2 (fin impulsion) : D2 conduit, C1 se décharge vers la masse virtuelle. Charge transférée à C2 :
⇒ V' = V · C1/C2
et vout = −V' à la fin d'un échelon
Transferts quasi-instantanés → marches parfaitement raides.
À quoi sert-il ? Sa sortie est proportionnelle à dv/dt. Applications :
- Détection des fronts montants/descendants d'une impulsion
- Production d'un carré à partir d'un triangle
Circuit de principe (différenciateur à AOP) :
- Vin → C → entrée − de l'AOP
- R entre entrée − et sortie (réaction)
- Entrée + à la masse
Diagramme temporel : sur un carré, on obtient des pics étroits — positifs sur les fronts descendants, négatifs sur les montants (AOP inverseur).
Fonctionnement : courant dans C = C·dv/dt. À cause de la masse virtuelle, ce courant traverse R :
Entrée variant rapidement (front) → dv/dt énorme → grosse impulsion. Entrée constante → sortie nulle.
Schéma d'amélioration (différenciateur pratique) :
Ajouter une petite R' en série avec C (R' entre 0,01R et 0,1R).
Diagramme temporel : pics légèrement arrondis mais plus d'oscillations parasites.
Pourquoi ? Sans R', le gain HF tend vers l'infini (gain = R/Xc = jωRC) → amplifie le bruit HF → oscillations. Avec R' :
- BF : R' ≪ Xc → comportement de dérivateur
- HF : Xc → 0 → gain devient R/R' (entre 10 et 100), fini
Limite le gain HF et stoppe les oscillations.
Chapitre 13 — La modulation des signaux
Résumé
Structure d'un système de communication
Source → Émetteur (modulation) → Antenne → Canal → Antenne réception → Récepteur (démodulation) → Utilisateur.
La modulation inscrit l'information sur une porteuse sinusoïdale de fréquence f0 pour la transmettre par les ondes.
Types de modulations
Porteuse s(t) = A·cos(ωt + φ). On peut faire varier :
- Amplitude A → AM, BLU/SSB, ASK, OOK
- Fréquence ω → FM, FSK, GMSK
- Phase φ → PM, PSK, DPSK
Modulation AM
m(t) est l'image cadrée du signal à transmettre, bornée entre −1 et +1.
Signal modulé :
Spectre AM (m(t) = M·cos(Ωt)) :
→ 3 raies : porteuse f0 + USB (f0+F) + LSB (f0−F).
Problème de l'AM : la porteuse ne contient aucune information mais consomme énormément de puissance → gaspillage.
AM sans porteuse (DSB-SC)
On retire le « 1+ » : v(t) = A · m(t) · cos(ωt)
2 raies seulement (bandes latérales), plus de porteuse. Économe en énergie mais demande de reconstituer la porteuse à la réception.
SSB (BLU)
Encore plus économe : on supprime aussi une des deux bandes latérales (elles portent la même info). 1 seule raie.
Modulation FM
La fréquence varie autour de f0, proportionnellement à m(t) :
Obtention : avec un VCO.
Modulation PM
La phase varie autour de la phase de la porteuse, proportionnellement à m(t) :
FM vs PM : en FM la fréquence suit m(t) ; en PM la phase suit m(t) (et la fréquence varie en dm/dt).
Spectre FM/PM
Indice de modulation : m = δf / F. Les raies dépendent des fonctions de Bessel. L'amplitude de la porteuse n'est pas constante (contrairement à l'AM) et de multiples bandes latérales apparaissent espacées de F.
Modulations numériques
| Type | Principe | Bits/symbole |
|---|---|---|
| ASK | 2 amplitudes (ou OOK = on/off) | 1 |
| FSK | 2 fréquences | 1 |
| BPSK | 2 phases (0 et π) | 1 |
| QPSK | 4 phases (code Gray) | 2 |
| 8PSK | 8 phases | 3 |
| DPSK | Phase différentielle | variable |
| 8QAM | Amplitude + phase (constellation) | 3 |
| 16/64 QAM | Constellation plus dense | 4 / 6 |
QCM — Modulation
Questions de préparation
En quoi consiste la modulation ? Inscrire l'information sur une porteuse sinusoïdale HF pour pouvoir la transmettre via une antenne (les antennes courtes ne captent pas bien les BF).
Qu'est-ce que l'AM ? Modulation d'amplitude : l'amplitude de la porteuse varie proportionnellement au signal modulant. La fréquence reste fixe.
Qu'est-ce que m(t) ? Image cadrée du signal à transmettre, bornée entre −1 et +1. C'est juste un signal mathématique normalisé, pas le signal d'origine.
Signal modulé AM :
L'enveloppe vaut ±A·[1 + m(t)], symétrique autour de 0.
Spectre AM par calcul : pour m(t) = M·cos(Ωt) :
Avec cos(α)·cos(β) = [cos(α+β) + cos(α−β)] / 2 :
3 raies : porteuse à f0 (A) + USB à f0+F (AM/2) + LSB à f0−F (AM/2).
Problème de l'AM : la porteuse ne contient aucune information mais consomme énormément de puissance. Gaspillage d'énergie.
En quoi consiste la modulation ? Idem que pour l'AM. Mais ici on supprime la porteuse pour économiser de l'énergie.
Qu'est-ce que m(t) ? Idem : image cadrée bornée entre −1 et +1.
Pourquoi l'AM sans porteuse ? Pour ne pas gaspiller de puissance dans la porteuse qui ne porte aucune information. Toute la puissance émise est consacrée aux bandes latérales utiles.
Signal modulé : on retire le « 1+ » :
Spectre par calcul : pour m(t) = M·cos(Ωt) :
2 raies seulement, plus de porteuse à f0 :
- f0 + F (AM/2)
- f0 − F (AM/2)
Conséquence : à la réception, il faut reconstituer la porteuse par un oscillateur local → récepteur plus complexe. Mais gros gain énergétique.
En quoi consiste la modulation ? Inscrire l'info sur une porteuse, mais sans toucher à l'amplitude. On fait varier soit la fréquence (FM), soit la phase (PM).
Qu'est-ce que la FM ? La fréquence varie autour de f0, proportionnellement à m(t) :
L'amplitude reste constante. δf = fluctuation max (quand m(t) = ±1).
Qu'est-ce que la PM, et différence avec FM ? La phase varie autour de la phase de la porteuse, proportionnellement à m(t) :
Différence : en FM, la fréquence instantanée suit directement m(t). En PM, la phase suit m(t), et comme la fréquence est la dérivée de la phase, elle varie proportionnellement à dm/dt. Pour une modulante sinusoïdale, FM et PM produisent des signaux mathématiquement similaires avec un déphasage de 90°.
Obtention de la FM : avec un VCO (Voltage Controlled Oscillator). La tension m(t) commande la fréquence de sortie (autour de f0).
Allure du spectre FM :
- Indice de modulation : m = δf / F
- Spectre dépend de m
- Amplitude de la porteuse pas constante (contrairement à l'AM) : dépend de J0(m), Bessel d'ordre 0
- De multiples bandes latérales espacées de F, amplitudes données par J1(m), J2(m), ...
- Théoriquement infinies, en pratique on garde les significatives (règle de Carson : largeur ≈ 2·(δf + F))
En quoi consiste la modulation ? Coder un signal numérique (0/1) en faisant varier un paramètre d'une porteuse analogique pour le transmettre par les ondes.
Les 3 modulations numériques de base
1) ASK (Amplitude Shift Keying) :
- Code par deux amplitudes différentes de la porteuse
- Variante : OOK (On-Off Keying) = présence/absence de porteuse (télécommandes)
- Signal : bouffées d'oscillation à amplitudes différentes selon le bit
2) FSK (Frequency Shift Keying) :
- Code par deux fréquences différentes
- Avantage : distingue le 0 de l'absence de signal → transmission asynchrone
- Inconvénient : bande large → débit limité
- Anciens modems, RTTY
3) PSK (Phase Shift Keying) :
- Code par changement de phase. Amplitude et fréquence constantes.
- BPSK (2 états, 1 bit) : 0 et π. Simple à moduler, complexe à démoduler (besoin de la phase de la porteuse).
- QPSK (4 états, 2 bits) : 4 phases sur cercle trigonométrique, code Gray (1 seul bit change entre phases adjacentes). Divise la bande par 2 vs BPSK. DVB-S.
- 8PSK (8 états, 3 bits) : 8 phases. DVB-S2 (HD). Plus sensible au bruit.
- DPSK (Differential PSK) : sauts de phase par rapport à l'état précédent. Plus simple, plus sensible au bruit.
QAM (Quadrature Amplitude Modulation)
Combine modulation d'amplitude ET de phase. Signal représenté par un point dans le plan (X, Y) : constellation. X = composante en phase (I), Y = quadrature (Q).
Constellation 8QAM dans (X, Y) : voir schéma plus haut. 8 points sur 2 cercles concentriques (2 amplitudes × 4 phases). Chaque point code 3 bits (log2(8) = 3).
Variantes : 16QAM (4 bits, DVB-T Suisse), 64QAM (6 bits, DVB-T France). Plus la constellation est dense, plus le débit est élevé mais plus on est sensible au bruit.
Chapitre 14 — Convertisseurs ANC et NAC
Résumé
Chaîne de transmission numérique
Signal analogique → Filtre anti-aliasing → Multiplexeur → S/H → ADC → Codeur/modulateur → Transmission → Démodulateur → DAC → Filtre de lissage → Signal restitué
Théorème de Shannon
Sans cela : aliasing (deux fréquences donnent les mêmes échantillons). Le filtre anti-aliasing supprime les fréquences trop hautes en amont.
Multiplexage
Pour N signaux avec un seul ADC : fech ≥ N × 2 × fmax. Ex : 8 signaux à 20 kHz → fech ≥ 320 kHz. Mux et démux synchronisés.
Échantillonneur-bloqueur (S/H)
Convertit l'information analogique en une tension constante sur l'intervalle d'échantillonnage. Schéma : 2 suiveurs AOP + interrupteur MOSFET + condensateur.
DAC à pondération
AOP sommateur avec résistances pondérées : R, 2R, 4R, ..., 2^(n-1)·R. Chaque bit commande un commutateur Vref/GND.
Inconvénients : résistances calibrées parfaitement, et pour n élevé, 2^(n-1)·R devient trop grande (bruit). Rarement utilisé au-delà de 4 bits.
DAC à échelle R/2R
Seulement 2 valeurs (R et 2R). À chaque nœud, on retrouve la moitié de la tension précédente. Beaucoup plus facile à fabriquer précisément.
ADC à comptage
DAC interne génère Vd, comparé à Vin. Compteur s'incrémente tant que Vd < Vin. Temps variable selon Vin, Tmax = 2^n · Tclk.
ADC poursuiveur
Compteur/décompteur qui suit Vin en oscillant de ±1 LSB. Rapide en régime établi, pas besoin de S/H, mais décroche si Vin varie trop vite.
ADC à approximations successives (SAR)
Approche dichotomique : on teste un bit à la fois en commençant par le MSB. Si Vd > Vin → on retire le 1, sinon on le laisse. Tmax = n · Tclk (temps fixe).
ADC Flash
Le plus rapide (~20 ns) mais le plus encombrant : 2^n − 1 comparateurs en parallèle. Un codeur de priorité donne directement la valeur. 1 Tclk.
ADC double rampe
Intègre Vin pendant T1 fixe, puis −Vref jusqu'à retour à 0. Nombre d'impulsions n2 comptées pendant T2 donne Vin :
Très lent, mais indépendant de R et C → excellente précision. Utilisé dans les voltmètres de précision (6 digits).
| ADC | Vitesse | Encombrement | Application |
|---|---|---|---|
| Flash | 1·Tclk (très rapide) | 2^n − 1 comparateurs (énorme) | Vidéo, RF |
| SAR | n·Tclk (fixe) | Moyen | µC, oscilloscopes |
| Poursuiveur | Rapide en suivi | Faible | Signaux lents |
| Comptage | Variable | Faible | Anciens designs |
| Double rampe | Très lent | Moyen | Voltmètres précis |
QCM — Convertisseurs
Questions de préparation
Chaîne complète :
Signal analogique → Filtre anti-aliasing → Multiplexeur → S/H → ADC → Codeur/modulateur → TRANSMISSION → Démodulateur → DAC → Filtre de lissage → Signal restitué
3 premières étapes :
- Filtre anti-aliasing : passe-bas qui limite la bande passante à fmax pour respecter Shannon (fech ≥ 2·fmax). Sans lui, des signaux trop hauts donneraient les mêmes échantillons que des signaux utiles → aliasing.
- Multiplexeur : permet d'échantillonner N signaux avec un seul ADC. Attention : fech doit alors être multipliée par N (8 signaux à 20 kHz → fech ≥ 320 kHz). Mux et démux doivent être synchronisés.
- Échantillonneur-bloqueur (S/H) : convertit l'info analogique en tension constante sur l'intervalle d'échantillonnage. Schéma : interrupteur (MOSFET) + condensateur, entouré de 2 suiveurs AOP (impédance d'entrée énorme côté ADC pour ne pas décharger C, impédance de sortie faible côté entrée pour charger C rapidement). C'est essentiel pour que l'ADC ait une valeur stable pendant sa conversion.
Formule générale :
Chaque bit ax (= 0 ou 1) contribue à Vout avec un poids 2^x. Vout est proportionnel à la valeur numérique en entrée.
Schéma : un AOP en sommateur inverseur. Sur chaque entrée, une résistance pondérée (R, 2R, 4R, ..., 2^(n-1)·R) reliée à un commutateur qui sélectionne Vref ou GND selon la valeur du bit.
En pratique le « switch » est une commande CMOS (T2, T3) qui implémente la fonction 0/1.
Équation :
C'est bien la même équation générale (à un facteur d'échelle près).
Avantages :
- Simple à comprendre
- Un seul AOP
Inconvénients :
- Toutes les R doivent être calibrées parfaitement (la précision d'un bit dépend de la précision de SA résistance)
- Pour n élevé, 2^(n-1)·R devient énorme → trop de bruit thermique
- Rarement utilisé pour plus de 4 bits
Formule générale : idem que pour le pondéré (voir Q13).
Schéma : un réseau en échelle utilisant seulement 2 valeurs de résistance (R et 2R). À chaque nœud, on retrouve la moitié de la tension du nœud précédent (grâce à la masse virtuelle de l'AOP). Un seul AOP en sommateur en sortie.
Démonstration que ça répond à l'équation :
Avec 1 cellule : Vout = (−Vref·R'/2R) · a0
Avec 2 cellules : Vout = (−Vref·R'/2R) · (a1 + a0/2)
Avec n cellules :
En factorisant 2^(n-1) :
C'est bien l'équation générale.
Avantages :
- Seulement 2 valeurs de R → facile à fabriquer avec précision (les R correspondant aux paires sont sur le même substrat, même variations)
- Un seul AOP
- Supporte beaucoup plus de bits que le pondéré (8, 12, 16 bits couramment)
Inconvénients :
- Plus complexe à analyser que le pondéré
- Plus de composants au total (mais c'est compensé par la facilité de fabrication)
ADC à comptage
Principe : un DAC interne génère Vd, comparée à Vin. Un compteur s'incrémente à chaque coup d'horloge tant que Vd < Vin (la porte ET laisse passer les impulsions d'horloge). Quand Vd dépasse Vin, le compteur s'arrête → contient la valeur numérique.
Caractéristiques :
- Tmax = 2^n · Tclk
- Temps de conversion dépend de la valeur (grande Vin → conversion longue)
- Il faut espacer 2 mesures d'au moins Tmax (le S/H doit tenir au moins ce temps)
ADC poursuiveur (tracking)
Principe : variante avec un compteur/décompteur. La mesure commence en comptage jusqu'à dépasser Vin, puis on décompte de 1 LSB pour redescendre sous Vin, puis on recompte... Le compteur oscille de ±1 LSB autour de Vin.
Avantages :
- Rapide en régime établi (suit le signal)
- Pas besoin de S/H
- Fonctionne si Vin varie peu
Inconvénient : décroche si Vin varie trop vite (le compteur n'arrive pas à suivre).
Comparaison
| Comptage | Poursuiveur | |
|---|---|---|
| Temps | Variable, jusqu'à 2^n·Tclk | Rapide en suivi, ±1 LSB |
| S/H requis | Oui | Non |
| Signal variant vite | OK | Décroche |
ADC à approximations successives (SAR)
Principe : approche dichotomique avec un programmateur (au lieu d'un compteur). On teste un bit à la fois en commençant par le MSB :
- Bit de poids fort mis à 1
- Si Vd > Vin → on retire le 1 (le MSB = 0)
- Si Vd < Vin → on laisse le 1 (le MSB = 1)
- On passe au bit suivant et on teste
- ... jusqu'au LSB
Caractéristiques :
- Tmax = n · Tclk (temps fixe)
- Compromis vitesse/complexité excellent → omniprésent dans les microcontrôleurs
ADC Flash
Principe : 2^n − 1 comparateurs en parallèle, chacun comparant Vin à une tension de référence différente (échelle de résistances pour générer les seuils). Un codeur de priorité donne directement le rang du premier comparateur dont la sortie est à 1.
Caractéristiques :
- Temps : 1 Tclk (~20 ns pour les plus rapides)
- Mais : 2^n − 1 comparateurs → devient impossible pour n grand (8 bits = 255 comparateurs)
Comparaison
| SAR | Flash | |
|---|---|---|
| Temps | n·Tclk (fixe) | 1·Tclk (très rapide) |
| Encombrement | Moyen | Énorme (2^n − 1 comparateurs) |
| Application | µC, oscilloscopes | Vidéo, RF |
| Nombre de bits typique | 8 à 16 | 4 à 8 (max) |
Principe : un intégrateur intègre Vin pendant un temps fixe T1 (= 2^n · Tclk, le temps qu'un compteur déborde), créant une rampe négative d'amplitude V. Ensuite, le sélecteur bascule sur −Vref, l'intégrateur crée une rampe positive jusqu'au retour à 0 (détecté par un comparateur à zéro). Le compteur mesure ce temps T2 (n2 impulsions d'horloge).
Équations :
- Pendant T1 : V = −(Vin/RC) · T1
- Pendant T2 : −V = −(Vref/RC) · T2 (rampe inverse vers 0)
- D'où : Vin · T1 = Vref · T2
Si n2 = nombre d'impulsions pendant T2 et T1 = 2^n · Tclk :
⇒ Vin = Vref · n2 / 2^n
n2 est proportionnel à Vin.
Avantages :
- Résultat indépendant de R et C (ils apparaissent dans T1 et T2 et s'annulent !)
- Excellente précision
- Utilisé dans les voltmètres de précision (6 digits)
Inconvénient : temps de conversion très long = 2^n · Tclk + n2 · Tclk.
Formulaire express
Toutes les formules clés des 5 chapitres, rassemblées pour la révision de dernière minute.
Chapitre 10 — Oscillateurs
| Oscillateur | Formules |
|---|---|
| Pont de Wien |
fc = 1 / (2π·R·C) A = 3 = 1 + 2R'/R' B = 1/3 |
| À déphasage (3 cellules RC) |
fr = 1 / (2π·√6·R·C) A = −R'/R = −29 B = −1/29 |
| Critère de Barkhausen | A·B = 1 avec déphasage total nul (= 0° ou 360°) |
| Hartley / Colpitts / Clapp | X1 + X2 + X3 = 0 ; X1 et X2 de même nature, X3 opposée |
Chapitre 11 — Multivibrateurs (NE555)
| Montage | Formules |
|---|---|
| 555 monostable | W = 1,1 · R · C (= R·C·ln(3)) |
| 555 astable |
Temps haut : W = 0,693 · (R1+R2) · C Temps bas : t_bas = 0,693 · R2 · C Période : T = 0,693 · (R1+2R2) · C Fréquence : f = 1,44 / [(R1+2R2)·C] Rapport cyclique : D = (R1+R2)/(R1+2R2) |
| 555 — seuils internes | PDS = 2Vcc/3 PDI = Vcc/3 |
Chapitre 12 — Générateurs et conformateurs
| Montage | Formules |
|---|---|
| Bascule de Schmitt |
PDS = +β·Vsat PDI = −β·Vsat H = 2·β·Vsat β = R1 / (R1+R2) |
| Intégrateur (Miller) | Vout(t) = −Vin · t / (RC) |
| Différenciateur | Vout = −R·C · dv/dt |
| Oscillateur à relaxation | T = 2RC · ln[(1+β)/(1−β)] |
| Générateur triangle (bouclé) | f = 1 / (4·R·C) (pour R1 = R2 = R) |
| VCO | f = (1/4RC) · (Vm/Vali) |
| Générateur d'échelons 1 | h = V·Tp/RC par marche |
| Générateur d'échelons 2 | V' = V · C1/C2 par marche |
Chapitre 13 — Modulation
| Modulation | Expression |
|---|---|
| AM | v(t) = A · [1 + m(t)] · cos(ωt) 3 raies : porteuse + USB + LSB |
| AM sans porteuse (DSB-SC) | v(t) = A · m(t) · cos(ωt) 2 raies : USB + LSB |
| SSB (BLU) | 1 raie : USB ou LSB |
| FM | f(t) = f0 + δf · m(t) (amplitude constante) |
| PM | θ(t) = 2π·f0·t + δφ · m(t) |
| FM/PM — indice de modulation | m = δf / F |
| Cadrage de m(t) | m(t) = 2·[(s − smin)/(smax − smin)] − 1 ∈ [−1; +1] |
| Bits par symbole (modulations num.) | BPSK=1, QPSK=2, 8PSK=3, 8QAM=3, 16QAM=4, 64QAM=6 |
Chapitre 14 — Convertisseurs
| Convertisseur | Formules / Caractéristiques |
|---|---|
| Théorème de Shannon | fech ≥ 2·fmax |
| Multiplexage (N voies) | fech ≥ N · 2 · fmax |
| DAC pondéré / R-2R | Vout = (−Vref·R'/2^n·R) · (2^(n−1)·a_{n−1} + ... + a0) |
| ADC comptage | Tmax = 2^n · Tclk (variable) |
| ADC SAR | Tmax = n · Tclk (fixe) |
| ADC Flash | 1·Tclk, nécessite 2^n − 1 comparateurs |
| ADC double rampe | Vin = Vref · n2 / 2^n |
Liens et ressources
Quelques ressources externes utiles pour approfondir ou visualiser :
Astuce révision : pour les schémas plus complexes (R/2R en particulier, ou intégrateur double rampe), va sur Falstad : tu peux construire le circuit en quelques clics et voir les signaux en temps réel sur l'oscilloscope intégré. Ça aide énormément pour comprendre les chronogrammes.
Conseil examen : pour les questions de fin de chapitre qui demandent un schéma, n'oublie pas les annotations (valeurs des composants, formules, polarités). Et pour les démonstrations (Wien A=3, f=1/4RC, 1,1·RC, etc.), apprends bien les étapes clés et le résultat — c'est ce qui est noté.
Bonne révision Armand — courage pour l'examen.
Synthèse générée à partir du cours S. Vanderhaegen, chap. 10 à 14