Révision Électronique

Synthèse complète des chapitres 10 à 14 du cours d'électronique appliquée. QCM interactifs avec correction, questions de fin de chapitre détaillées, schémas et formules clés.

examen 5 chapitres QCM interactifs
5Chapitres
61QCM
22Questions
12+Schémas SVG

Chapitre 10 — Les Oscillateurs

Résumé

Un oscillateur fournit un signal périodique sans signal d'entrée. On utilise un amplificateur bouclé par une contre-réaction positive qui réinjecte une partie du signal de sortie pour entretenir l'oscillation.

Critère de Barkhausen

A·B = 1 avec un déphasage total nul autour de la boucle

Au démarrage il faut A·B > 1 ; ensuite, un mécanisme de stabilisation fait redescendre A·B à 1.

Tension d'amorçage

C'est le bruit thermique (qui contient toutes les fréquences) qui démarre l'oscillation. Le circuit sélectionne et amplifie la fréquence qui satisfait Barkhausen.

Pont de Wien

Le circuit avance-retard sélectionne une fréquence où déphasage = 0 et où B = 1/3 est maximal.

+ Vout RL Réaction positive Réaction négative 2R' R' Lampe tungstène R C R C f_r = 1 / (2π·R·C) A = 3 = 1 + 2R'/R' B = 1/3
Oscillateur à pont de Wien — deux boucles : positive via RC avance-retard sur l'entrée +, négative via 2R'/R' (lampe) sur l'entrée −.

Principe avance-retard et fréquence de coupure

Formules clés du pont de Wien

fc = 1 / (2π·R·C)
A = 3 = 1 + 2R'/R'
B = 1/3

Stabilisation d'amplitude — méthode lampe (thermique)

Stabilisation par diodes Zener (électrique)

Oscillateurs à déphasage

3 cellules RC déphasent chacune ~60° (180° total) + 180° de l'AOP inverseur = 360° (= 0°, Barkhausen).

fr = 1 / (2π·√6·R·C)
A = −R'/R = −29
B = −1/29

Oscillateurs à réaction réactive (forme générale)

Avec 3 impédances Z1, Z2, Z3 :

TypeZ1Z2Z3
HartleyL1L2C3
ColpittsC1C2L3
ClappColpitts + C3 en série avec L → fréquence plus stable (indépendante des capa parasites)

Oscillateur à quartz

Le cristal piézoélectrique se comporte comme une grande L en série avec une petite C (≈ structure Clapp). Solution naturelle quand on veut précision et stabilité : montres, horloges, RF.

QCM — Oscillateurs

Chap 10 — Score : 0/6
Q1. La tension qui amorce les oscillations est causée par :
a) l'ondulation résiduelle de l'alimentation
b) la tension de bruit dans le montage
c) le signal d'un générateur
d) la réaction positive
Le bruit thermique contient toutes les fréquences (notamment celle qui satisfait Barkhausen) et démarre l'oscillation.
Q2. Un oscillateur à pont de Wien utilise :
a) une réaction positive
b) une réaction négative
c) les 2 types de réaction
d) un circuit LC parallèle
Réaction positive via le réseau RC avance-retard, négative via 2R'/R' avec lampe pour la stabilisation d'amplitude.
Q3. Un oscillateur nécessite toujours un amplificateur avec :
a) une réaction positive
b) une réaction négative
c) les deux types de réaction
d) un circuit LC parallèle
La réaction positive est indispensable pour qu'un oscillateur démarre et s'entretienne.
Q4. Pour le départ des oscillations, il faut un gain de boucle > 1 lorsque le déphasage vaut :
a) 90°
b) 180°
c) 270°
d) 360°
Barkhausen impose un déphasage total de 0° (ou 360°) autour de la boucle.
Q5. Le type d'oscillateur d'une montre électronique est :
a) un oscillateur Clapp
b) un oscillateur Colpitts
c) un oscillateur Armstrong
d) un oscillateur à quartz
Le quartz offre une précision et une stabilité de fréquence inégalées.
Q6. L'effet piézoélectrique existe dans :
a) le quartz
b) le verre de Chimay
c) le verre
d) tout ce qui précède
Le quartz, le sel de Rochelle et la tourmaline présentent l'effet piézoélectrique. Le verre n'en fait pas partie.

Questions de préparation

Q15 — Oscillateur à pont de Wien

Schéma : voir le schéma plus haut. AOP avec deux boucles :

  • Réaction positive (vers entrée +) : sortie → réseau R-C série + R//C parallèle → entrée +
  • Réaction négative (vers entrée −) : sortie → diviseur 2R' + R' (lampe tungstène) → entrée −

Critère de Barkhausen appliqué : pour qu'une oscillation s'entretienne, il faut A·B = 1 avec déphasage total nul. À fr, le circuit avance-retard présente un déphasage nul et B = 1/3. Comme l'AOP non-inverseur n'introduit pas de déphasage, il faut A = 3.

Principe avance-retard :

  • BF : le C série bloque → faible sortie, déphasage positif (avance)
  • HF : le C parallèle court-circuite → faible sortie, déphasage négatif (retard)
  • fr : la sortie passe par un maximum (B = 1/3), déphasage nul. Seul point qui satisfait Barkhausen.

Formules :

fc = 1 / (2π·R·C)
A = 3 = 1 + 2R'/R'
B = 1/3

Stabilisation d'amplitude — méthode 1 (lampe à incandescence) :

La lampe tungstène a une R' qui dépend de sa température. Au démarrage, lampe froide, R' faible, donc A = 1 + 2R'/R' grand > 3 → A·B > 1 → oscillations croissent. À mesure que l'amplitude monte, le courant chauffe le filament, R' augmente, A diminue. Quand R' atteint la valeur pour laquelle A = 3, on a A·B = 1 et l'amplitude se stabilise.

Avantage : pas de distorsion. Inconvénient : lent (inertie thermique).

Q16 — Oscillateur à déphasage

Schéma : un AOP inverseur (180°) bouclé par trois cellules RC en cascade qui déphasent chacune ~60° à la fréquence d'oscillation, soit 180° au total. Le total fait 180 + 180 = 360° = 0°, qui satisfait Barkhausen.

Critère de Barkhausen appliqué : il faut A·B = 1 avec déphasage nul. Comme B = −1/29, il faut A = −29.

Formules :

fr = 1 / (2π·√6·R·C)
A = −R'/R = −29
B = −1/29

Schéma pratique : AOP en inverseur avec R' = 29·R en réaction, et 3 cellules RC en cascade.

Q17 — Oscillateur à résonance (Hartley, Colpitts)

Schéma général : un AOP (ou transistor) inverseur avec un réseau de 3 impédances Z1, Z2, Z3 qui forment la boucle de réaction.

Conditions pour Barkhausen :

  1. X1 + X2 + X3 = 0 (partie imaginaire nulle)
  2. X1 et X2 de même nature (même signe : tous capacitifs ou tous inductifs)
  3. X3 de nature opposée

Configurations classiques :

  • Hartley : Z1 = L1, Z2 = L2 (deux selfs), Z3 = C3
  • Colpitts : Z1 = C1, Z2 = C2 (deux capas), Z3 = L3

Réservés aux hautes fréquences (f > 1 MHz).

Q18 — Oscillateur à quartz

Caractéristiques physiques : le quartz présente l'effet piézoélectrique — tension AC appliquée → vibration mécanique, et inversement.

La lame de cristal a une fréquence de résonance mécanique propre (déterminée par épaisseur et angle de découpe).

Schéma équivalent électrique : une grande L en série avec une petite C (et petite R des pertes), le tout en parallèle avec une capacité Cp (armatures). Deux résonances :

  • Résonance série : impédance minimale
  • Résonance parallèle : légèrement plus haute, impédance maximale

Application à un Colpitts : on remplace L3 par le cristal (qui se comporte comme une grosse inductance entre fs et fp). Avantage majeur : précision et stabilité exceptionnelles, indépendantes du transistor et des capa parasites.

Chapitre 11 — Les Multivibrateurs

Résumé

Un multivibrateur est un circuit logique caractérisé par la stabilité de ses 2 états de sortie.

TypeNombre d'états stablesComportement
Bistable2 stablesMémoire : bascule entre les 2 sur commande
Monostable1 stable + 1 métastableImpulsion d'entrée → métastable pour durée Tm
Astable2 métastablesOscille en continu (clignote)

État stable = se maintient indéfiniment. État métastable = le circuit n'y reste que temporairement.

MV Bistable RS (bascule)

Le bit de mémoire élémentaire. 2 entrées : S (Set) et R (Reset), 2 sorties Q et Q̅.

SRQ(n+1)Commentaire
00QnMémorisation
101Set
010Reset
11XInterdit

MV Monostable à portes NOR

2 portes NOR avec un réseau RC. Au repos : Vout = 0. Sur impulsion : Vout = 1 pendant Tm ≈ 0,7·RC. La diode parallèle à R limite le pic à 3Vcc/2 et accélère la décharge.

MV Astable à portes NOR

Deux portes inverseuses bouclées avec un RC. Oscille en continu. Rapport cyclique ≠ 50% : ajouter deux LEDs en sens opposé avec des R différentes.

Le NE555

NE 555 +Vcc R R R PDS = 2Vcc/3 PDI = Vcc/3 comp + comp + R S RS Q T Vout (3) Trigger (2) Seuil (6) Décharge (7) Broche 4 = Reset (à +Vcc en usage normal) Broche 5 = Commande (à GND via C 10nF)
Schéma fonctionnel du NE555 : diviseur de tension par 3, 2 comparateurs, bascule RS, transistor NPN de décharge.

555 en monostable

Largeur de l'impulsion : W = 1,1 · R · C

(Le condensateur se charge jusqu'à 2Vcc/3 = 66,7%. Il faut ln(3) ≈ 1,0986 ≈ 1,1 constantes de temps.)

555 en astable

Le condensateur se charge à travers R1+R2 et se décharge à travers R2 seulement.

Temps haut : W = 0,693 · (R1 + R2) · C
Période : T = 0,693 · (R1 + 2R2) · C
Fréquence : f = 1,44 / [(R1 + 2R2) · C]
Coefficient de remplissage : D = (R1 + R2) / (R1 + 2R2)

D > 50% par construction. Si R1 ≪ R2 → D tend vers 50%.

QCM — Multivibrateurs

Chap 11 — Score : 0/12
Q1. Un multivibrateur monostable comporte :
a) deux états stables
b) deux états métastables
c) un état stable et un état métastable
d) un état bistable
1 état stable (au repos) + 1 état métastable (sortie active qui dure Tm).
Q2. Un multivibrateur bistable comporte :
a) deux états stables
b) deux états métastables
c) un état stable et un état métastable
d) un état bistable
2 états stables (0 et 1) entre lesquels il bascule sur commande. C'est le bit de mémoire.
Q3. Un multivibrateur astable comporte :
a) un état stable et un état métastable
b) deux états métastables
c) deux états stables
d) un état bistable
Aucun état stable, oscille en permanence entre 2 états métastables.
Q4. Un 555 en monostable possède le nombre suivant d'états stables :
a) zéro
b) 1
c) 2
d) 3
Comme tout monostable : 1 état stable au repos.
Q5. Un 555 en astable possède le nombre suivant d'états stables :
a) zéro
b) 1
c) 2
d) 3
L'astable oscille en permanence, aucun état stable.
Q6. Un 555 possède un transistor de :
a) décharge
b) hachage
c) découpage
d) charge
Le NPN interne (broche 7) court-circuite le condensateur extérieur à la masse pour le décharger.
Q7. Un 555 possède combien de comparateurs ?
a) 1
b) 2
c) 3
d) 4
2 comparateurs : supérieur (PDS = 2Vcc/3) et inférieur (PDI = Vcc/3).
Q8. Une bascule SR à portes NOR n'admet pas en entrée le :
a) 00
b) 01
c) 11
d) 10
NOR : entrées actives à HAUT. Set et Reset simultanés (11) crée une condition de course → interdit.
Q9. Une bascule SR à portes NAND n'admet pas en entrée le :
a) 00
b) 01
c) 11
d) 10
NAND : entrées actives à BAS. L'état interdit est donc 00 (les deux actives).
Q10. On obtient des temps ON/OFF différents sur un astable à portes NOR grâce à :
a) un deuxième condensateur
b) des portes de vitesses différentes
c) des diodes
d) des diodes différentes
Le cours : « Avec deux diodes lumineuses et des R différentes, on peut ajuster les temps de charge et de décharge ».
Q11. Un 555 monostable possède une temporisation égale à :
a) 1,1·R
b) 1,1·RC
c) 1,1·(R+C)
d) 1,1·(R1+R2)·C
W = 1,1·RC. Une seule résistance externe en monostable.
Q12. Un 555 astable possède une période totale égale à :
a) 1,1·(R1+R2)·C
b) 0,693·RC
c) 0,693·(R1+2R2)·C
d) 1,1·(R1+2R2)·C
T = 0,693·(R1+2R2)·C. R2 apparaît 2× car la décharge ne passe que par R2.

Questions de préparation

Q19 — Monostable à portes NOR (avec diode)

Comparaison des 3 types : voir tableau du résumé.

Schéma : deux portes NOR en cascade avec un réseau RC entre la sortie de NOR1 (V1) et l'entrée de NOR2 (V2). R relie V2 à Vcc, C relie V1 à V2.

Fonctionnement étape par étape :

  1. Repos : Vin = 0, Vout = 0 → V1 = 1, V2 = 1 → Vout = 0. Stable.
  2. Top sur Vin : V1 = 0. Le condensateur impose ΔV → V2 chute → Vout = 1. Métastable.
  3. Le condensateur se charge via R, V2 monte exponentiellement vers Vcc.
  4. Vin peut repasser à 0, Vout = 1 maintient V1 = 0.
  5. Basculement : quand V2 atteint VT = Vcc/2, NOR2 bascule → Vout = 0.
  6. V1 repasse à 1, V2 saute de Vcc/2 à 3Vcc/2 (pic).
  7. V2 chute exponentiellement vers Vcc. Attendre 1T à 3T avant nouvelle impulsion.

Diode de limitation (parallèle à R, anode côté Vcc) :

  • Limite le pic à Vcc + 0,7V (au lieu de 3Vcc/2)
  • Accélère la décharge : τ devient Rdiode·C ≪ R·C → prêt plus vite pour une nouvelle impulsion
Q20 — Bistable à portes NOR

Schéma : deux portes NOR croisées. NOR1 reçoit S et Q̅. NOR2 reçoit R et Q.

Table de vérité :

SRQ(n+1)Q̅(n+1)
00QnQ̅n
1010
0101
11interdit (Q = Q̅ = 0)

Suite des basculements :

  1. Initial : Q = 0, Q̅ = 1, S = R = 0 (stable)
  2. S = 1 → NOR1 reçoit (1,1) → sortie 0 → Q̅ = 0 (après 1 tprop)
  3. Q̅ = 0 et R = 0 → NOR2 reçoit (0,0) → sortie 1 → Q = 1
  4. S peut repasser à 0 : Q = 1 verrouille → mémorisation
  5. État stable Q = 1
  6. R = 1 → NOR2 (1,1) → sortie 0 → Q = 0
  7. Q = 0, S = 0 → NOR1 (0,0) → sortie 1 → Q̅ = 1
  8. Retour stable initial

Durée min d'une impulsion = 2·tprop.

R=S=1 interdit : Q = Q̅ = 0 (anormal). Au relâchement, l'état final dépend de quelle entrée repasse à 0 en premier (« condition de course »).

Q21 — Bistable à portes NAND

Schéma : identique au NOR mais avec NAND croisées.

Table de vérité (entrées actives à BAS) :

Q(n+1)Q̅(n+1)
11QnQ̅n (mémorisation)
0110 (set)
1001 (reset)
00interdit

Pour utiliser avec des entrées « positives », ajouter deux inverseurs. Fonctionnement = miroir de la version NOR.

Q22 — Astable à portes NOR (rapport cyclique ≠ 50%)

Schéma : deux portes NOR en inverseurs bouclées par RC. Sortie de la 1ère (V2) commande la 2ème via C, et la 2ème (Vout) reboucle sur la 1ère via R.

Fonctionnement :

  1. V2 = 1, Vout = 0, V1 proche de VT, Vc = VT
  2. T0 : V2 bascule à 0 → Vout = Vdd. V1 saute à VT + Vdd.
  3. Une LED limite ce pic. C se charge vers −Vdd avec τ = RC.
  4. V1 descend, traverse 0, continue vers −Vdd.
  5. T1 : V1 chute sous VT → bascule, Vout = 0, V2 = 1. V1 chute brutalement à −Vdd/2.
  6. C se charge dans l'autre sens, V1 remonte vers +VT, cycle.

Rapport cyclique ≠ 50% : ajouter deux LEDs en sens opposés avec leurs R propres. Charge passe par une diode + R, décharge par l'autre → t1 ≠ t2.

Q23 — NE555 en monostable

Principe du 555 : IC avec diviseur de tension par 3 R égales (PDS = 2Vcc/3, PDI = Vcc/3), 2 comparateurs, bascule RS, transistor NPN de décharge.

Montage monostable : R et C externes. Vc sert de tension seuil (broche 6). Trigger sur broche 2. Sortie sur broche 3.

Chronogramme :

  1. Repos : Q = 1 → transistor saturé → C court-circuité (Vc = 0). Sortie basse.
  2. Trigger : broche 2 descend sous Vcc/3 → comparateur inf. SET → Q = 0 → transistor bloqué → C se charge via R, sortie haute.
  3. Charge : Vc monte vers Vcc avec τ = RC.
  4. Fin : Vc atteint 2Vcc/3 → comparateur sup. RESET → Q = 1 → transistor sature → C se décharge. Sortie basse.
  5. Retour repos.

Formule : il faut ln(3) constantes de temps pour atteindre 2/3·Vcc.

W = R · C · ln(3) ≈ 1,1 · R · C
Q24 — NE555 en astable

Principe du 555 : voir Q23.

Montage astable : R1, R2 et C externes. C se charge via R1+R2, se décharge via R2 seulement.

Chronogramme :

  1. Charge : Q = 0, transistor bloqué. Vc monte vers Vcc avec τ = (R1+R2)·C.
  2. Vc atteint 2Vcc/3 → bascule → Q = 1, transistor saturé.
  3. Décharge : Vc descend vers 0 avec τ = R2·C.
  4. Vc atteint Vcc/3 → bascule → Q = 0, cycle.

Sortie rectangulaire entre 0 et Vcc, D > 50% (car τ_charge > τ_décharge).

Formules :

Temps haut : W = 0,693 · (R1 + R2) · C
Temps bas : tbas = 0,693 · R2 · C
Période : T = 0,693 · (R1 + 2R2) · C
Fréquence : f = 1,44 / [(R1 + 2R2) · C]
Rapport cyclique : D = (R1 + R2) / (R1 + 2R2)

(Le 0,693 vient de ln(2) : C charge entre Vcc/3 et 2Vcc/3.)

Chapitre 12 — Générateurs et conformateurs

Résumé

Rappels — comparateurs

Un comparateur à AOP a 2 niveaux de sortie (±Vsat). Sortie + sature en positif si entrée + > entrée −, et inversement.

Bascule de Schmitt (comparateur à hystérésis)

Comparateur avec réaction positive. Deux seuils :

PDS = +β·Vsat
PDI = −β·Vsat
Hystérésis H = 2·β·Vsat
avec β = R1 / (R1 + R2)

L'hystérésis rejette le bruit dont la valeur crête-crête < H.

Vin Vout PDS +β·Vsat PDI −β·Vsat +Vsat −Vsat H = 2β·Vsat
Caractéristique de transfert d'une bascule de Schmitt — la sortie bascule sur PDS en montant, sur PDI en descendant.

Intégrateur (Miller)

AOP avec C en réaction. Sortie proportionnelle à l'intégrale de l'entrée. Sur un échelon Vin, sortie = rampe :

Vout(t) = −Vin · t / (RC)

Pour éviter la dérive due à l'offset DC : ajouter une R (≥ 10R) en parallèle au C, ou un JFET pour RAZ.

Conversions de signaux

DeVersCircuit
SinusoïdalCarréBascule de Schmitt
CarréTriangulaireIntégrateur
TriangulaireImpulsionnel (D variable)Comparateur à seuil variable

Oscillateur à relaxation

Bascule de Schmitt avec RC sur l'entrée −. Signal rectangulaire entre ±Vsat (D = 50%).

T = 2·R·C · ln[(1+β)/(1−β)]
avec β = R1/(R1+R2)

Générateur triangulaire (cascade)

Oscillateur à relaxation → intégrateur. Le carré est intégré en triangle.

Vpp_triangle = Vsat · T_relax / (2·R4·C2)

Générateur triangulaire (bouclé)

Bascule de Schmitt non-inverseuse commande un intégrateur, dont la sortie est rebouclée à l'entrée de la bascule. Pour R1 = R2 = R :

f = 1 / (4·R·C)

VCO

Variante du précédent : la pente d'intégration est commandée par une tension externe Vm. Application : PLL.

f = (1/4RC) · (Vm/Vali)

Générateurs d'échelons

Différenciateur

Sortie proportionnelle à dv/dt. Détecte les fronts, transforme un triangle en carré.

Vout = −R·C · dv/dt

Le différenciateur simple à AOP a tendance à osciller : ajouter une petite R' en série avec C (0,01R à 0,1R) pour limiter le gain HF.

QCM — Générateurs et conformateurs

Chap 12 — Score : 0/14
Q1. Un comparateur à AOP comporte combien de niveaux de sortie ?
a) 1
b) 2
c) 3
d) 4
+Vsat et −Vsat. C'est ce qui le différencie d'un AOP en linéaire.
Q2. Une tension d'entrée positive sur un comparateur à AOP provoque une saturation de sortie :
a) qui dépend du montage
b) négative
c) aléatoire
d) positive
Sur entrée + → saturation positive. Sur entrée − (inversé) → saturation négative.
Q3. Avec une bascule de Schmitt, PDS vaut :
a) = β·Vsat
b) = −β·Vsat
c) > β·Vsat
d) < β·Vsat
PDS = +β·Vsat par définition. C'est le seuil supérieur de basculement.
Q4. Avec une bascule de Schmitt, le PDS :
a) utilise une réaction négative
b) utilise une réaction positive et une négative
c) n'utilise pas de réaction
d) utilise une réaction positive
La bascule de Schmitt repose sur une réaction positive qui crée PDS et PDI.
Q5. Il n'existe pas de bascule de Schmitt :
a) sur les deux entrées à la fois
b) avec un condensateur accélérateur
c) sur l'entrée inverseuse
d) sur l'entrée non-inverseuse
Il existe la version inverseuse et non-inverseuse, mais pas une qui aurait le signal sur les 2 entrées.
Q6. Un comparateur dédié est un AOP dont on a :
a) Diminué le slew rate
b) Augmenté le slew rate
c) Mis à valeur moyenne
d) Supprimé
On supprime le condensateur de compensation interne → slew rate augmente (70 V/µs vs 0,5 V/µs pour un 741).
Q7. Un intégrateur soumis à une tension d'entrée négative donne en sortie :
a) une pente à croissance positive
b) une tension positive qui augmente
c) une tension saturée positive
d) une pente à croissance négative
L'intégrateur est inverseur : Vout = −(1/RC)·∫Vin·dt. Avec Vin < 0 → Vout positif et croissant → pente positive (rampe qui monte).
Q8. Avec un intégrateur soumis à une tension impulsionnelle, la tension de sortie :
a) varie durant le même temps que l'impulsion
b) varie durant le même temps que l'impulsion jusque maximum la saturation
c) varie jusqu'à la saturation
d) varie jusqu'à la valeur de la tension d'entrée
Pendant l'impulsion, la sortie monte en rampe. Si trop longue, peut atteindre la saturation. À la fin, la sortie reste figée (C garde sa charge).
Q9. Un oscillateur à relaxation :
a) produit un signal rectangulaire
b) produit un signal triangulaire
c) transforme un signal triangulaire en rectangulaire
d) transforme un signal rectangulaire en triangulaire
Bascule de Schmitt → forcément ±Vsat = rectangulaire. Pour un triangle, cascader un intégrateur.
Q10. Que veulent dire les lettres VCO ?
a) Variable Current Offset
b) Variable Controlled Oscillator
c) Voltage & Current Oscillator
d) Voltage Controlled Oscillator
Voltage Controlled Oscillator. Brique de base des PLL.
Q11. Pour transformer un sinus en signal carré, on utilise :
a) un intégrateur
b) un différenciateur
c) une bascule de Schmitt
d) un VCO
La bascule de Schmitt bascule entre ±Vsat dès que l'entrée traverse PDS/PDI.
Q12. Pour transformer un carré en triangle, on utilise :
a) une bascule de Schmitt
b) un intégrateur
c) un différenciateur
d) un VCO
L'intégrale d'un carré = un triangle.
Q13. Pour transformer un triangle en impulsionnel à D variable :
a) bascule de Schmitt
b) intégrateur
c) comparateur à seuil variable
d) différenciateur
En faisant varier vref, on fait varier la largeur d'impulsion → D variable de 0 à 50%.
Q14. Le différenciateur à AOP pratique ajoute :
a) un AOP supplémentaire
b) une R en série avec C pour limiter les oscillations HF
c) un condensateur de découplage
d) une diode de protection
R' = 0,01R à 0,1R en série avec C → limite le gain HF à 10-100 → plus d'oscillations parasites.

Questions de préparation

Q1 — Conversion sinusoïdal → carré

Circuit : une bascule de Schmitt (AOP avec R1/R2 sur l'entrée +).

Diagramme temporel : sur une sinusoïde, la sortie bascule à −Vsat quand le sinus traverse PDS en montant, et à +Vsat quand il traverse PDI en descendant (ou l'inverse selon version). Résultat : carré à la même fréquence.

Fonctionnement :

  • PDS = +β·Vsat et PDI = −β·Vsat
  • Sortie change uniquement quand l'entrée traverse l'un de ces seuils
  • L'hystérésis H = 2β·Vsat protège du bruit

Tout signal périodique d'amplitude crête-crête > H ressort en carré à la même fréquence.

Q2 — Conversion triangulaire → impulsionnel

Circuit : comparateur à seuil variable. Diviseur Vcc → R1 → R2 → GND, point milieu = vref vers entrée +. Triangle sur entrée −.

Diagramme temporel : à chaque cycle, quand le triangle dépasse vref, sortie à +Vsat. Sinon −Vsat. Largeur W variable selon vref.

Fonctionnement : point de basculement = vref ajustable de 0 jusqu'au pic du triangle.

Relation géométrique :

W / T = (Vp − vref) / (2·Vp)

→ D = W/T variable de 0 à 50%.

Q3 — Oscillateur à relaxation + passage au triangle

Circuit : AOP avec :

  • Réaction positive R1/R2 sur l'entrée + (= bascule de Schmitt)
  • Condensateur C entre la sortie et l'entrée −, résistance R entre l'entrée − et la masse

Signal produit : rectangulaire symétrique ±Vsat, D = 50%.

Fonctionnement :

  1. Vout = +Vsat. v+ = +β·Vsat. C se charge vers +Vsat via R.
  2. Vc atteint +β·Vsat → bascule, Vout = −Vsat. v+ = −β·Vsat.
  3. C se décharge, traverse 0, charge négativement vers −Vsat.
  4. Vc atteint −β·Vsat → bascule, Vout = +Vsat. Cycle.

Formules :

β = R1 / (R1 + R2)
T = 2RC · ln[(1+β) / (1−β)]
f = 1/T

Passage au triangle : cascader un intégrateur. Le carré ±Vsat en entrée produit des rampes alternées.

Fonctionnement : carré → intégrateur → triangle. Valeur moyenne nulle, triangle centré sur 0.

Tension de sortie (triangle) :

Vpp_triangle = Vsat · T_relax / (2 · R4 · C2)
Q4 — Autre générateur triangulaire (démo f = 1/4RC)

Circuit : bascule de Schmitt non-inverseuse (R1, R2) commande un intégrateur (R, C). Sortie triangle rebouclée à l'entrée de la bascule.

Diagramme temporel : premier étage commande second, second commande premier.

Fonctionnement :

  • Bascule sort −Vali → intégrateur monte avec pente +Vali/RC
  • Rampe atteint PDS → bascule à +Vali → intégrateur descend
  • Rampe atteint PDI → bascule à −Vali → cycle

Démonstration f = 1/4RC (avec R1 = R2 = R) :

Équation entrée + de la bascule non-inverseuse :

v2 = (v1 − vout)/2 + vout  ⇒  vout = 2·v2 − v1

À t0, condensateur déchargé, v1 = Vali. Intégrateur :

vout(t) = −(Vali/RC) · t + k, avec k = 0

Substitution :

2·v2 − Vali = −(Vali/RC) · t
⇒ t = [(2·v2 − Vali) / (−Vali)] · RC

Instant t1 où v2 = 0 :

t1 = [(0 − Vali) / (−Vali)] · RC = RC

Période complète : v2 traverse 0 quatre fois, donc :

T0 = 4·RC  ⇒  f = 1 / (4·RC)
Q5 — Générateur d'échelons (montage 1)

À quoi sert-il ? Générer une tension en escalier — utilisé pour tracer des caractéristiques courant-tension de transistors (échelonnage du courant de base/grille), ou pour les oscilloscopes échantillonneurs.

Circuit : un intégrateur classique dont l'entrée reçoit une série d'impulsions négatives de tension V et de largeur Tp.

Diagramme temporel : à chaque impulsion, l'intégrateur monte d'une rampe pendant Tp, puis plat. Escalier qui monte.

Fonctionnement :

  • Une tension V pendant Tp produit une rampe de pente V/RC pendant ce temps
  • À la fin de l'impulsion, le condensateur garde sa charge, sortie figée
  • Chaque impulsion ajoute une marche : h = V·Tp / RC

Inconvénient : marches obliques (rampe pendant Tp). D'où l'intérêt du montage 2.

Q6 — Générateur d'échelons à comparateur mémoire (montage 2)

À quoi sert-il ? Mêmes applications, mais avec des marches raides.

Circuit : deux condensateurs C1, C2 reliés par deux diodes D1, D2 sur un AOP.

Diagramme temporel : entrée = impulsions positives. Sortie = escalier (V' = V·C1/C2 par marche).

Fonctionnement :

  1. t0 : C1 et C2 déchargés, D1 et D2 bloquées
  2. t1 (impulsion) : D1 conduit, C1 se charge à V très rapidement (limitée par Zout AOP + R diode)
  3. t2 (fin impulsion) : D2 conduit, C1 se décharge vers la masse virtuelle. Charge transférée à C2 :
C1·V = C2·V'
V' = V · C1/C2
et vout = −V' à la fin d'un échelon

Transferts quasi-instantanés → marches parfaitement raides.

Q7 — Le différenciateur

À quoi sert-il ? Sa sortie est proportionnelle à dv/dt. Applications :

  • Détection des fronts montants/descendants d'une impulsion
  • Production d'un carré à partir d'un triangle

Circuit de principe (différenciateur à AOP) :

  • Vin → C → entrée − de l'AOP
  • R entre entrée − et sortie (réaction)
  • Entrée + à la masse

Diagramme temporel : sur un carré, on obtient des pics étroits — positifs sur les fronts descendants, négatifs sur les montants (AOP inverseur).

Fonctionnement : courant dans C = C·dv/dt. À cause de la masse virtuelle, ce courant traverse R :

Vout = −R·i = −RC · dv/dt

Entrée variant rapidement (front) → dv/dt énorme → grosse impulsion. Entrée constante → sortie nulle.

Schéma d'amélioration (différenciateur pratique) :

Ajouter une petite R' en série avec C (R' entre 0,01R et 0,1R).

Diagramme temporel : pics légèrement arrondis mais plus d'oscillations parasites.

Pourquoi ? Sans R', le gain HF tend vers l'infini (gain = R/Xc = jωRC) → amplifie le bruit HF → oscillations. Avec R' :

  • BF : R' ≪ Xc → comportement de dérivateur
  • HF : Xc → 0 → gain devient R/R' (entre 10 et 100), fini

Limite le gain HF et stoppe les oscillations.

Chapitre 13 — La modulation des signaux

Résumé

Structure d'un système de communication

Source → Émetteur (modulation) → Antenne → Canal → Antenne réception → Récepteur (démodulation) → Utilisateur.

La modulation inscrit l'information sur une porteuse sinusoïdale de fréquence f0 pour la transmettre par les ondes.

Types de modulations

Porteuse s(t) = A·cos(ωt + φ). On peut faire varier :

Modulation AM

m(t) est l'image cadrée du signal à transmettre, bornée entre −1 et +1.

m(t) = 2·[(s(t) − smin) / (smax − smin)] − 1

Signal modulé :

v(t) = A · [1 + m(t)] · cos(ωt)

Spectre AM (m(t) = M·cos(Ωt)) :

v(t) = A·cos(ωt) + (AM/2)·cos((ω+Ω)t) + (AM/2)·cos((ω−Ω)t)

→ 3 raies : porteuse f0 + USB (f0+F) + LSB (f0−F).

Problème de l'AM : la porteuse ne contient aucune information mais consomme énormément de puissance → gaspillage.

AM sans porteuse (DSB-SC)

On retire le « 1+ » : v(t) = A · m(t) · cos(ωt)

2 raies seulement (bandes latérales), plus de porteuse. Économe en énergie mais demande de reconstituer la porteuse à la réception.

SSB (BLU)

Encore plus économe : on supprime aussi une des deux bandes latérales (elles portent la même info). 1 seule raie.

Modulation FM

La fréquence varie autour de f0, proportionnellement à m(t) :

f(t) = f0 + δf · m(t), l'amplitude reste constante

Obtention : avec un VCO.

Modulation PM

La phase varie autour de la phase de la porteuse, proportionnellement à m(t) :

θ(t) = 2π·f0·t + δφ · m(t)

FM vs PM : en FM la fréquence suit m(t) ; en PM la phase suit m(t) (et la fréquence varie en dm/dt).

Spectre FM/PM

Indice de modulation : m = δf / F. Les raies dépendent des fonctions de Bessel. L'amplitude de la porteuse n'est pas constante (contrairement à l'AM) et de multiples bandes latérales apparaissent espacées de F.

Modulations numériques

TypePrincipeBits/symbole
ASK2 amplitudes (ou OOK = on/off)1
FSK2 fréquences1
BPSK2 phases (0 et π)1
QPSK4 phases (code Gray)2
8PSK8 phases3
DPSKPhase différentiellevariable
8QAMAmplitude + phase (constellation)3
16/64 QAMConstellation plus dense4 / 6
X (I) Y (Q) 001 011 111 101 000 010 110 100 Constellation 8QAM (3 bits / symbole)
Constellation 8QAM dans le plan (X, Y) : 8 points sur 2 cercles concentriques (2 amplitudes × 4 phases). Chaque point code 3 bits.

QCM — Modulation

Chap 13 — Score : 0/16
Q1. L'une de ces modulations n'est pas analogique :
a) PM
b) PSK
c) AM
d) FM
PSK = numérique (« Keying » = commutation discrète). AM, FM, PM sont analogiques.
Q2. L'une de ces modulations n'est pas numérique :
a) ASK
b) QAM
c) DPSK
d) BLU
BLU (SSB) est une modulation analogique. Les autres sont numériques.
Q3. m(t) est :
a) le signal à transmettre
b) la porteuse
c) le signal modulé
d) l'image du signal à transmettre
m(t) est le signal cadré (normalisé) entre −1 et +1, pas le signal d'origine lui-même.
Q4. m(t) est borné entre :
a) 0 et +1
b) 0 et −1
c) −1 et +1
d) n'est pas borné
Cadré par la formule m(t) = 2·[(s − smin)/(smax − smin)] − 1.
Q5. Le spectre d'un signal modulé est :
a) l'ensemble des fréquences présentes dans le signal modulé
b) le fantôme qui protège le circuit
c) la bande latérale supérieure
d) l'ensemble du bruit parasite
Représentation des fréquences contenues dans le signal avec leur amplitude.
Q6. Dans le spectre AM, la porteuse :
a) est présente
b) est absente
c) reconstituée
d) doublée
En AM classique, la porteuse est présente (raie la plus puissante). En AM sans porteuse, elle disparaît.
Q7. La porteuse d'un signal modulé :
a) est la fréquence la plus élevée du signal
b) est la somme des fréquences du signal
c) est la fréquence de la porteuse du signal
d) est la fréquence la plus basse du signal
C'est la sinusoïde de base à f0 sur laquelle l'info est inscrite (pas forcément la plus élevée car USB est à f0+F).
Q8. Pour obtenir une AM sans porteuse :
a) on filtre le signal à moduler
b) on filtre le signal modulé
c) on multiplie le signal à moduler par (1−m(t))
d) on multiplie le signal à moduler par m(t)
v(t) = A·m(t)·cos(ωt) au lieu de A·[1+m(t)]·cos(ωt). Le « 1+ » disparaît → la porteuse aussi.
Q9. Une modulation SSB :
a) contient porteuse + 1 bande latérale
b) contient que la porteuse
c) contient que les 2 bandes latérales
d) contient plus qu'une bande latérale
Single Side Band : supprime la porteuse ET une des 2 bandes. Il ne reste qu'une bande (USB ou LSB).
Q10. Une modulation SSB sert à :
a) ne pas gaspiller de puissance dans la porteuse
b) ne plus soumettre au bruit
c) communiquer avec les satellites
d) ne pas gaspiller dans porteuse + 2 bandes à la fois
Efficacité énergétique : les 2 bandes contiennent la même info (redondant), et la porteuse ne porte aucune info.
Q11. Une modulation FM :
a) la fréquence varie autour de la fréquence de la porteuse, proportionnellement à m(t)
b) la phase varie autour de la phase de la porteuse, proportionnellement à m(t)
c) la fréquence varie proportionnellement à la phase
d) la phase varie autour de la phase de la porteuse, proportionnellement à m(t)
Définition de la FM : f(t) = f0 + δf · m(t).
Q12. Une modulation PM :
a) fréquence varie autour de f0, proportionnellement à m(t)
b) phase varie autour de la phase porteuse, proportionnellement à m(t)
c) fréquence varie proportionnellement à la phase
d) phase varie proportionnellement à la fréquence
Définition de la PM : θ(t) = 2π·f0·t + δφ · m(t).
Q13. En FM/PM, les raies du spectre dépendent des fonctions de Bessel qui dépendent de :
a) la fréquence de la porteuse
b) l'indice de modulation
c) la fréquence max du signal
d) le nombre de signaux à transmettre
Indice m = δf/F détermine l'amplitude de chaque raie via Jn(m).
Q14. Dans certains modems téléphoniques, l'ASK utilise :
a) deux amplitudes de valeurs distinctes
b) une fréquence pour le 1 et pas de fréquence pour le 0
c) une amplitude pour le 1 et nulle pour le 0
d) une excursion de fréquence pour le 1
Le cours mentionne « ASK partiellement » dans certains modems = 2 amplitudes distinctes mais non-nulles. (c) décrit l'OOK utilisé en télécommandes.
Q15. En QPSK, combien d'états sont codés ?
a) 2
b) 4
c) 8
d) indéterminé
QPSK = Quadrature/Quadruple PSK : 4 phases → 2 bits par symbole.
Q16. La QAM combine les modulations :
a) phase et fréquence
b) amplitude et fréquence
c) amplitude, phase et fréquence
d) amplitude et phase
Quadrature Amplitude Modulation : amplitude + phase, représentée par une constellation (X, Y).

Questions de préparation

Q8 — Modulation AM

En quoi consiste la modulation ? Inscrire l'information sur une porteuse sinusoïdale HF pour pouvoir la transmettre via une antenne (les antennes courtes ne captent pas bien les BF).

Qu'est-ce que l'AM ? Modulation d'amplitude : l'amplitude de la porteuse varie proportionnellement au signal modulant. La fréquence reste fixe.

Qu'est-ce que m(t) ? Image cadrée du signal à transmettre, bornée entre −1 et +1. C'est juste un signal mathématique normalisé, pas le signal d'origine.

Signal modulé AM :

v(t) = A · [1 + m(t)] · cos(ωt)

L'enveloppe vaut ±A·[1 + m(t)], symétrique autour de 0.

Spectre AM par calcul : pour m(t) = M·cos(Ωt) :

v(t) = A·cos(ωt) + A·M·cos(Ωt)·cos(ωt)

Avec cos(α)·cos(β) = [cos(α+β) + cos(α−β)] / 2 :

v(t) = A·cos(ωt) + (AM/2)·cos((ω+Ω)t) + (AM/2)·cos((ω−Ω)t)

3 raies : porteuse à f0 (A) + USB à f0+F (AM/2) + LSB à f0−F (AM/2).

Problème de l'AM : la porteuse ne contient aucune information mais consomme énormément de puissance. Gaspillage d'énergie.

Q9 — Modulation AM sans porteuse

En quoi consiste la modulation ? Idem que pour l'AM. Mais ici on supprime la porteuse pour économiser de l'énergie.

Qu'est-ce que m(t) ? Idem : image cadrée bornée entre −1 et +1.

Pourquoi l'AM sans porteuse ? Pour ne pas gaspiller de puissance dans la porteuse qui ne porte aucune information. Toute la puissance émise est consacrée aux bandes latérales utiles.

Signal modulé : on retire le « 1+ » :

v(t) = A · m(t) · cos(ωt)

Spectre par calcul : pour m(t) = M·cos(Ωt) :

v(t) = A·M·cos(Ωt)·cos(ωt) = (AM/2)·cos((ω+Ω)t) + (AM/2)·cos((ω−Ω)t)

2 raies seulement, plus de porteuse à f0 :

  • f0 + F (AM/2)
  • f0 − F (AM/2)

Conséquence : à la réception, il faut reconstituer la porteuse par un oscillateur local → récepteur plus complexe. Mais gros gain énergétique.

Q10 — Modulations FM et PM

En quoi consiste la modulation ? Inscrire l'info sur une porteuse, mais sans toucher à l'amplitude. On fait varier soit la fréquence (FM), soit la phase (PM).

Qu'est-ce que la FM ? La fréquence varie autour de f0, proportionnellement à m(t) :

f(t) = f0 + δf · m(t)

L'amplitude reste constante. δf = fluctuation max (quand m(t) = ±1).

Qu'est-ce que la PM, et différence avec FM ? La phase varie autour de la phase de la porteuse, proportionnellement à m(t) :

θ(t) = 2π·f0·t + δφ · m(t)

Différence : en FM, la fréquence instantanée suit directement m(t). En PM, la phase suit m(t), et comme la fréquence est la dérivée de la phase, elle varie proportionnellement à dm/dt. Pour une modulante sinusoïdale, FM et PM produisent des signaux mathématiquement similaires avec un déphasage de 90°.

Obtention de la FM : avec un VCO (Voltage Controlled Oscillator). La tension m(t) commande la fréquence de sortie (autour de f0).

Allure du spectre FM :

  • Indice de modulation : m = δf / F
  • Spectre dépend de m
  • Amplitude de la porteuse pas constante (contrairement à l'AM) : dépend de J0(m), Bessel d'ordre 0
  • De multiples bandes latérales espacées de F, amplitudes données par J1(m), J2(m), ...
  • Théoriquement infinies, en pratique on garde les significatives (règle de Carson : largeur ≈ 2·(δf + F))
Q11 — Modulations numériques

En quoi consiste la modulation ? Coder un signal numérique (0/1) en faisant varier un paramètre d'une porteuse analogique pour le transmettre par les ondes.

Les 3 modulations numériques de base

1) ASK (Amplitude Shift Keying) :

  • Code par deux amplitudes différentes de la porteuse
  • Variante : OOK (On-Off Keying) = présence/absence de porteuse (télécommandes)
  • Signal : bouffées d'oscillation à amplitudes différentes selon le bit

2) FSK (Frequency Shift Keying) :

  • Code par deux fréquences différentes
  • Avantage : distingue le 0 de l'absence de signal → transmission asynchrone
  • Inconvénient : bande large → débit limité
  • Anciens modems, RTTY

3) PSK (Phase Shift Keying) :

  • Code par changement de phase. Amplitude et fréquence constantes.
  • BPSK (2 états, 1 bit) : 0 et π. Simple à moduler, complexe à démoduler (besoin de la phase de la porteuse).
  • QPSK (4 états, 2 bits) : 4 phases sur cercle trigonométrique, code Gray (1 seul bit change entre phases adjacentes). Divise la bande par 2 vs BPSK. DVB-S.
  • 8PSK (8 états, 3 bits) : 8 phases. DVB-S2 (HD). Plus sensible au bruit.
  • DPSK (Differential PSK) : sauts de phase par rapport à l'état précédent. Plus simple, plus sensible au bruit.

QAM (Quadrature Amplitude Modulation)

Combine modulation d'amplitude ET de phase. Signal représenté par un point dans le plan (X, Y) : constellation. X = composante en phase (I), Y = quadrature (Q).

Constellation 8QAM dans (X, Y) : voir schéma plus haut. 8 points sur 2 cercles concentriques (2 amplitudes × 4 phases). Chaque point code 3 bits (log2(8) = 3).

Variantes : 16QAM (4 bits, DVB-T Suisse), 64QAM (6 bits, DVB-T France). Plus la constellation est dense, plus le débit est élevé mais plus on est sensible au bruit.

Chapitre 14 — Convertisseurs ANC et NAC

Résumé

Chaîne de transmission numérique

Signal analogique → Filtre anti-aliasingMultiplexeurS/HADC → Codeur/modulateur → Transmission → Démodulateur → DACFiltre de lissage → Signal restitué

Théorème de Shannon

fech ≥ 2 · fmax

Sans cela : aliasing (deux fréquences donnent les mêmes échantillons). Le filtre anti-aliasing supprime les fréquences trop hautes en amont.

Multiplexage

Pour N signaux avec un seul ADC : fech ≥ N × 2 × fmax. Ex : 8 signaux à 20 kHz → fech ≥ 320 kHz. Mux et démux synchronisés.

Échantillonneur-bloqueur (S/H)

Convertit l'information analogique en une tension constante sur l'intervalle d'échantillonnage. Schéma : 2 suiveurs AOP + interrupteur MOSFET + condensateur.

DAC à pondération

AOP sommateur avec résistances pondérées : R, 2R, 4R, ..., 2^(n-1)·R. Chaque bit commande un commutateur Vref/GND.

Inconvénients : résistances calibrées parfaitement, et pour n élevé, 2^(n-1)·R devient trop grande (bruit). Rarement utilisé au-delà de 4 bits.

DAC à échelle R/2R

Seulement 2 valeurs (R et 2R). À chaque nœud, on retrouve la moitié de la tension précédente. Beaucoup plus facile à fabriquer précisément.

Vout = (−Vref · R' / 2^n · R) · (2^(n−1)·a_{n−1} + ... + a0)

ADC à comptage

DAC interne génère Vd, comparé à Vin. Compteur s'incrémente tant que Vd < Vin. Temps variable selon Vin, Tmax = 2^n · Tclk.

ADC poursuiveur

Compteur/décompteur qui suit Vin en oscillant de ±1 LSB. Rapide en régime établi, pas besoin de S/H, mais décroche si Vin varie trop vite.

ADC à approximations successives (SAR)

Approche dichotomique : on teste un bit à la fois en commençant par le MSB. Si Vd > Vin → on retire le 1, sinon on le laisse. Tmax = n · Tclk (temps fixe).

ADC Flash

Le plus rapide (~20 ns) mais le plus encombrant : 2^n − 1 comparateurs en parallèle. Un codeur de priorité donne directement la valeur. 1 Tclk.

ADC double rampe

Intègre Vin pendant T1 fixe, puis −Vref jusqu'à retour à 0. Nombre d'impulsions n2 comptées pendant T2 donne Vin :

Vin = Vref · n2 / 2^n

Très lent, mais indépendant de R et C → excellente précision. Utilisé dans les voltmètres de précision (6 digits).

ADCVitesseEncombrementApplication
Flash1·Tclk (très rapide)2^n − 1 comparateurs (énorme)Vidéo, RF
SARn·Tclk (fixe)MoyenµC, oscilloscopes
PoursuiveurRapide en suiviFaibleSignaux lents
ComptageVariableFaibleAnciens designs
Double rampeTrès lentMoyenVoltmètres précis

QCM — Convertisseurs

Chap 14 — Score : 0/13
Q1. La chaîne de transmission dans le bon ordre :
a) S/H → Mux → Filtre AA → CAN → Codeur
b) Mux → CAN → Filtre AA → S/H → Codeur
c) Filtre anti-aliasing → Multiplexeur → S/H → CAN → Codeur
d) Filtre AA → CAN → Mux → S/H → Codeur
On filtre d'abord (Shannon), puis on multiplexe, puis on bloque (S/H), puis on convertit (ADC), puis on code.
Q2. Shannon dit que fech/fsignal doit être :
a) au moins égal à 2
b) au moins égal à 10
c) au plus égal à 1/2
d) < β·Vsat
fech ≥ 2·fmax. Sinon, aliasing.
Q3. Un filtre de lissage cause :
a) un déphasage et une atténuation
b) un déphasage et une amplification
c) une distorsion et un décalage en fréquence
d) une erreur et une distorsion
Tout filtre passif d'ordre élevé introduit un déphasage et une atténuation.
Q4. Un échantillonneur-bloqueur :
a) convertit l'analogique en tension constante sur l'intervalle d'échantillonnage
b) convertit le digital en tension alternative
c) convertit l'analogique en alternative
d) convertit le numérique en constante
Le S/H prélève une valeur analogique et la maintient constante le temps que l'ADC convertisse.
Q5. Le convertisseur à pondération possède des résistances :
a) identiques
b) de deux valeurs distinctes
c) qui s'additionnent
d) de plus en plus grandes
R, 2R, 4R, ..., 2^(n-1)·R. Pondération en puissances de 2.
Q6. Le problème du convertisseur à pondération :
a) la petite R est trop petite
b) la grande R est trop grande
c) la petite R subit trop de bruit
d) la grande R subit trop de bruit
Plus une R est grande, plus elle génère de bruit thermique (Johnson, proportionnel à √R). Pour n > 4, 2^(n-1)·R devient prohibitive.
Q7. Le convertisseur à échelle R/2R possède des résistances :
a) identiques
b) de deux valeurs distinctes
c) qui s'additionnent
d) de plus en plus grandes
R et 2R. C'est l'énorme avantage : seulement 2 valeurs à calibrer précisément.
Q8. Le convertisseur à échelle R/2R utilise :
a) un AOP par bit
b) un AOP pour tout le montage
c) un AOP intégrateur
d) un AOP non inverseur
Un seul AOP en sommateur inverseur avec le réseau R/2R en pondération.
Q9. L'ADC à comptage :
a) compte de toute façon jusque 2^n temps d'horloge
b) compte jusqu'à trouver et entame une autre conversion tout de suite
c) compte jusqu'à trouver et entame une nouvelle conversion après 2^n · Tclk
d) compte jusqu'à trouver et s'arrête
Temps variable selon Vin, mais il faut attendre Tmax = 2^n · Tclk avant la conversion suivante (cohérence).
Q10. L'ADC à approximations successives :
a) compte de toute façon jusque 2^n temps d'horloge
b) compte de toute façon jusque n temps d'horloge
c) compte jusque n temps et attend 2^n · Tck pour recommencer
d) compte jusqu'à trouver et s'arrête
Tmax = n · Tclk (un cycle par bit). Temps fixe, indépendant de Vin.
Q11. L'ADC flash est :
a) le plus lent et le plus encombrant
b) le plus lent et le moins compliqué
c) le plus rapide et le plus encombrant
d) le plus rapide et le moins compliqué
~20 ns (très rapide) mais 2^n − 1 comparateurs en parallèle (énorme dès que n grandit).
Q12. L'ADC flash utilise combien de temps d'horloge ?
a) 1
b) 2
c) n
d) 2^n
Tous les comparateurs travaillent en parallèle, le codeur de priorité sort la valeur en 1 seul cycle.
Q13. L'ADC double rampe possède :
a) un intégrateur, un comparateur à zéro, une porte logique, un compteur
b) un intégrateur, un comparateur à zéro, une porte, un compteur-décompteur
c) un différenciateur, un suiveur, une porte, un compteur
d) un inverseur, un suiveur, une porte, un compteur
Intégrateur (qui crée les rampes) + comparateur à zéro (détecte le retour à 0) + porte ET (validation) + compteur (mesure T2).

Questions de préparation

Q12 — Schéma général de transmission numérique

Chaîne complète :

Signal analogique → Filtre anti-aliasingMultiplexeurS/HADC → Codeur/modulateur → TRANSMISSION → Démodulateur → DACFiltre de lissage → Signal restitué

3 premières étapes :

  • Filtre anti-aliasing : passe-bas qui limite la bande passante à fmax pour respecter Shannon (fech ≥ 2·fmax). Sans lui, des signaux trop hauts donneraient les mêmes échantillons que des signaux utiles → aliasing.
  • Multiplexeur : permet d'échantillonner N signaux avec un seul ADC. Attention : fech doit alors être multipliée par N (8 signaux à 20 kHz → fech ≥ 320 kHz). Mux et démux doivent être synchronisés.
  • Échantillonneur-bloqueur (S/H) : convertit l'info analogique en tension constante sur l'intervalle d'échantillonnage. Schéma : interrupteur (MOSFET) + condensateur, entouré de 2 suiveurs AOP (impédance d'entrée énorme côté ADC pour ne pas décharger C, impédance de sortie faible côté entrée pour charger C rapidement). C'est essentiel pour que l'ADC ait une valeur stable pendant sa conversion.
Q13 — DAC à pondération

Formule générale :

Vout = k · Vref · (2^(n−1)·a_{n−1} + 2^(n−2)·a_{n−2} + ... + 2·a1 + a0)

Chaque bit ax (= 0 ou 1) contribue à Vout avec un poids 2^x. Vout est proportionnel à la valeur numérique en entrée.

Schéma : un AOP en sommateur inverseur. Sur chaque entrée, une résistance pondérée (R, 2R, 4R, ..., 2^(n-1)·R) reliée à un commutateur qui sélectionne Vref ou GND selon la valeur du bit.

En pratique le « switch » est une commande CMOS (T2, T3) qui implémente la fonction 0/1.

Équation :

Vout = (Vref/R) · R' · (a_{n−1} + a_{n−2}/2 + ... + a0/2^(n−1))

C'est bien la même équation générale (à un facteur d'échelle près).

Avantages :

  • Simple à comprendre
  • Un seul AOP

Inconvénients :

  • Toutes les R doivent être calibrées parfaitement (la précision d'un bit dépend de la précision de SA résistance)
  • Pour n élevé, 2^(n-1)·R devient énorme → trop de bruit thermique
  • Rarement utilisé pour plus de 4 bits
Q14 — DAC à échelle R/2R

Formule générale : idem que pour le pondéré (voir Q13).

Schéma : un réseau en échelle utilisant seulement 2 valeurs de résistance (R et 2R). À chaque nœud, on retrouve la moitié de la tension du nœud précédent (grâce à la masse virtuelle de l'AOP). Un seul AOP en sommateur en sortie.

Démonstration que ça répond à l'équation :

Avec 1 cellule : Vout = (−Vref·R'/2R) · a0

Avec 2 cellules : Vout = (−Vref·R'/2R) · (a1 + a0/2)

Avec n cellules :

Vout = (−Vref·R'/2R) · (a_{n−1} + a_{n−2}/2 + ... + a1/2^(n−2) + a0/2^(n−1))

En factorisant 2^(n-1) :

Vout = (−Vref·R' / 2^n·R) · (2^(n−1)·a_{n−1} + ... + 2·a1 + a0)

C'est bien l'équation générale.

Avantages :

  • Seulement 2 valeurs de R → facile à fabriquer avec précision (les R correspondant aux paires sont sur le même substrat, même variations)
  • Un seul AOP
  • Supporte beaucoup plus de bits que le pondéré (8, 12, 16 bits couramment)

Inconvénients :

  • Plus complexe à analyser que le pondéré
  • Plus de composants au total (mais c'est compensé par la facilité de fabrication)
Q15 — ADC à comptage et poursuiveur

ADC à comptage

Principe : un DAC interne génère Vd, comparée à Vin. Un compteur s'incrémente à chaque coup d'horloge tant que Vd < Vin (la porte ET laisse passer les impulsions d'horloge). Quand Vd dépasse Vin, le compteur s'arrête → contient la valeur numérique.

Caractéristiques :

  • Tmax = 2^n · Tclk
  • Temps de conversion dépend de la valeur (grande Vin → conversion longue)
  • Il faut espacer 2 mesures d'au moins Tmax (le S/H doit tenir au moins ce temps)

ADC poursuiveur (tracking)

Principe : variante avec un compteur/décompteur. La mesure commence en comptage jusqu'à dépasser Vin, puis on décompte de 1 LSB pour redescendre sous Vin, puis on recompte... Le compteur oscille de ±1 LSB autour de Vin.

Avantages :

  • Rapide en régime établi (suit le signal)
  • Pas besoin de S/H
  • Fonctionne si Vin varie peu

Inconvénient : décroche si Vin varie trop vite (le compteur n'arrive pas à suivre).

Comparaison

ComptagePoursuiveur
TempsVariable, jusqu'à 2^n·TclkRapide en suivi, ±1 LSB
S/H requisOuiNon
Signal variant viteOKDécroche
Q16 — ADC SAR et Flash

ADC à approximations successives (SAR)

Principe : approche dichotomique avec un programmateur (au lieu d'un compteur). On teste un bit à la fois en commençant par le MSB :

  1. Bit de poids fort mis à 1
  2. Si Vd > Vin → on retire le 1 (le MSB = 0)
  3. Si Vd < Vin → on laisse le 1 (le MSB = 1)
  4. On passe au bit suivant et on teste
  5. ... jusqu'au LSB

Caractéristiques :

  • Tmax = n · Tclk (temps fixe)
  • Compromis vitesse/complexité excellent → omniprésent dans les microcontrôleurs

ADC Flash

Principe : 2^n − 1 comparateurs en parallèle, chacun comparant Vin à une tension de référence différente (échelle de résistances pour générer les seuils). Un codeur de priorité donne directement le rang du premier comparateur dont la sortie est à 1.

Caractéristiques :

  • Temps : 1 Tclk (~20 ns pour les plus rapides)
  • Mais : 2^n − 1 comparateurs → devient impossible pour n grand (8 bits = 255 comparateurs)

Comparaison

SARFlash
Tempsn·Tclk (fixe)1·Tclk (très rapide)
EncombrementMoyenÉnorme (2^n − 1 comparateurs)
ApplicationµC, oscilloscopesVidéo, RF
Nombre de bits typique8 à 164 à 8 (max)
Q17 — ADC double rampe

Principe : un intégrateur intègre Vin pendant un temps fixe T1 (= 2^n · Tclk, le temps qu'un compteur déborde), créant une rampe négative d'amplitude V. Ensuite, le sélecteur bascule sur −Vref, l'intégrateur crée une rampe positive jusqu'au retour à 0 (détecté par un comparateur à zéro). Le compteur mesure ce temps T2 (n2 impulsions d'horloge).

Équations :

  • Pendant T1 : V = −(Vin/RC) · T1
  • Pendant T2 : −V = −(Vref/RC) · T2 (rampe inverse vers 0)
  • D'où : Vin · T1 = Vref · T2

Si n2 = nombre d'impulsions pendant T2 et T1 = 2^n · Tclk :

Vin · 2^n · Tclk = Vref · n2 · Tclk
Vin = Vref · n2 / 2^n

n2 est proportionnel à Vin.

Avantages :

  • Résultat indépendant de R et C (ils apparaissent dans T1 et T2 et s'annulent !)
  • Excellente précision
  • Utilisé dans les voltmètres de précision (6 digits)

Inconvénient : temps de conversion très long = 2^n · Tclk + n2 · Tclk.

Formulaire express

Toutes les formules clés des 5 chapitres, rassemblées pour la révision de dernière minute.

Chapitre 10 — Oscillateurs

OscillateurFormules
Pont de Wien fc = 1 / (2π·R·C)
A = 3 = 1 + 2R'/R'
B = 1/3
À déphasage (3 cellules RC) fr = 1 / (2π·√6·R·C)
A = −R'/R = −29
B = −1/29
Critère de Barkhausen A·B = 1 avec déphasage total nul (= 0° ou 360°)
Hartley / Colpitts / Clapp X1 + X2 + X3 = 0 ; X1 et X2 de même nature, X3 opposée

Chapitre 11 — Multivibrateurs (NE555)

MontageFormules
555 monostable W = 1,1 · R · C   (= R·C·ln(3))
555 astable Temps haut : W = 0,693 · (R1+R2) · C
Temps bas : t_bas = 0,693 · R2 · C
Période : T = 0,693 · (R1+2R2) · C
Fréquence : f = 1,44 / [(R1+2R2)·C]
Rapport cyclique : D = (R1+R2)/(R1+2R2)
555 — seuils internes PDS = 2Vcc/3   PDI = Vcc/3

Chapitre 12 — Générateurs et conformateurs

MontageFormules
Bascule de Schmitt PDS = +β·Vsat   PDI = −β·Vsat
H = 2·β·Vsat
β = R1 / (R1+R2)
Intégrateur (Miller) Vout(t) = −Vin · t / (RC)
Différenciateur Vout = −R·C · dv/dt
Oscillateur à relaxation T = 2RC · ln[(1+β)/(1−β)]
Générateur triangle (bouclé) f = 1 / (4·R·C)  (pour R1 = R2 = R)
VCO f = (1/4RC) · (Vm/Vali)
Générateur d'échelons 1 h = V·Tp/RC  par marche
Générateur d'échelons 2 V' = V · C1/C2  par marche

Chapitre 13 — Modulation

ModulationExpression
AM v(t) = A · [1 + m(t)] · cos(ωt)
3 raies : porteuse + USB + LSB
AM sans porteuse (DSB-SC) v(t) = A · m(t) · cos(ωt)
2 raies : USB + LSB
SSB (BLU) 1 raie : USB ou LSB
FM f(t) = f0 + δf · m(t)  (amplitude constante)
PM θ(t) = 2π·f0·t + δφ · m(t)
FM/PM — indice de modulation m = δf / F
Cadrage de m(t) m(t) = 2·[(s − smin)/(smax − smin)] − 1 ∈ [−1; +1]
Bits par symbole (modulations num.) BPSK=1, QPSK=2, 8PSK=3, 8QAM=3, 16QAM=4, 64QAM=6

Chapitre 14 — Convertisseurs

ConvertisseurFormules / Caractéristiques
Théorème de Shannon fech ≥ 2·fmax
Multiplexage (N voies) fech ≥ N · 2 · fmax
DAC pondéré / R-2R Vout = (−Vref·R'/2^n·R) · (2^(n−1)·a_{n−1} + ... + a0)
ADC comptage Tmax = 2^n · Tclk  (variable)
ADC SAR Tmax = n · Tclk  (fixe)
ADC Flash 1·Tclk, nécessite 2^n − 1 comparateurs
ADC double rampe Vin = Vref · n2 / 2^n

Liens et ressources

Quelques ressources externes utiles pour approfondir ou visualiser :

Astuce révision : pour les schémas plus complexes (R/2R en particulier, ou intégrateur double rampe), va sur Falstad : tu peux construire le circuit en quelques clics et voir les signaux en temps réel sur l'oscilloscope intégré. Ça aide énormément pour comprendre les chronogrammes.

Conseil examen : pour les questions de fin de chapitre qui demandent un schéma, n'oublie pas les annotations (valeurs des composants, formules, polarités). Et pour les démonstrations (Wien A=3, f=1/4RC, 1,1·RC, etc.), apprends bien les étapes clés et le résultat — c'est ce qui est noté.

Bonne révision Armand — courage pour l'examen.

Synthèse générée à partir du cours S. Vanderhaegen, chap. 10 à 14